Hautes-Alpes : Pas de l'Ours, le Département devra t-il exproprier des agriculteurs ?

Hautes-Alpes : Pas de l'Ours, le Département devra t-il exproprier des agriculteurs ?

AGRICULTURE / Alors que le chantier de la route du Pas de l'Ours dans le Queyras va débuter en août prochain, certains propriétaires refusent de signer l'accord de vente. Le Conseil Départemental pourrait aller jusqu'à l'expropriation

 

- Hautes-Alpes - 

 

Pas de l’Ours dans le Queyras : le Département des Hautes-Alpes devra-t-il aller jusqu’à l’expropriation ? La zone subit depuis plusieurs mois un important glissement de terrain, dans la haute vallée du Queyras. Ce glissement, situé en rive droite du Guil juste en amont du village d’Aiguilles, met en mouvement 9 millions de mètres-cubes de matériaux (terre, roche, etc.). Depuis le mois de février, le glissement a fortement accéléré et les déplacements sont maintenant perceptibles d’un jour sur l’autre.

 

 

 

Vers des acquisitions foncières obligatoires

Alors que la départementale 947 est condamnée, le Conseil Départemental a ouvert une route de secours afin de desservir les villages d’Aiguilles et d’Abriès. Et alors que des travaux doivent débuter fin août pour un montant de 25 millions d’euros afin de créer une nouvelle route en rive opposée, des réunions se succèdent avec les propriétaires de terres pour acquérir le foncier, « contrairement à la déviation où l’on avait besoin de signer des droits de passage, pour cette création de route, il nous faut acquérir le foncier », explique Marcel Cannat, vice-président du Conseil Départemental des Hautes-Alpes en charge des infrastructures routières. Mais problème… tout le monde ne signe pas.

 

Une 30aine d’accords à obtenir, deux agriculteurs bloquent

En effet, pour réaliser cette route, le Conseil Départemental a besoin d’acquisitions foncières. Et ce sont une 60aine de propriétaires concernés, 35 environ ont signé la promesse de vente avec le Département. Mais les autres bloquent, en particulier deux agriculteurs, pour des problématiques qui sont différentes, « parfois des successions inconnues, certains signent et d’autres non et des agriculteurs et éleveurs qui veulent être compensés par du foncier », poursuit Marcel Cannat.

 

« Les travaux débuteront bien dès août prochain », M. Cannat

 

Des négociations sont en cours, aux côtés de la SAFER qui gère le foncier agricole. Alors pas d’inquiétudes dans l’urgence puisque la 1ère phase du chantier, qui doit se tenir à partir d’août, n’est pas concernée pas ces blocages. Dès le 26 juin, les entreprises seront retenues pour réaliser les travaux.

Toutefois, le calendrier doit être tenu. Le chantier va obtenir la DUP, la Déclaration d’Utilité Publique. Dès lors, elle pourrait mener des expropriations en cas de blocages persistants, « on ira au bout du bout au printemps prochain ». La SAFER tente de son côté de trouver un accord avec ces agriculteurs, en compensant le foncier perdu.

Les explications de Cyrielle Michard : 


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