Hautes-Alpes : une nouvelle technologie pour lutter contre les cancers du sein

Hautes-Alpes : une nouvelle technologie pour lutter contre les cancers du sein

SANTÉ / Le CHICAS vient de faire l’acquisition d’une nouvelle technologie AlignRT, le tout en partenariat avec l’Institut Paoli Calmettes

 

- Hautes-Alpes -

 

Elle peut être utilisée pour lutter contre les cancers du seins, mais pas que. Le Centre Hospitalier Intercommunal des Alpes du Sud, CHICAS, vient de faire l’acquisition d’une nouvelle technologie AlignRT, le tout en partenariat avec l’Institut Paoli Calmettes, IPC de Marseille. AlignRT peut être aussi utilisée pour traiter les tumeurs du cerveau, des poumons, du foie, de la tête et du cou. Muni de caméras stéréoscopiques 3D et de projection lumineuse de couleurs sur la peau, le système permet de positionner les patientes et patients avec une précision inférieure au millimètre. Depuis 2011, l’Institut et le CHICAS de Gap collaborent. Alors que le service de radiothérapie de la capitale douce était voué à disparaitre, un accord a été mis en place avec l’IPC en 2013 qui a repris le service. « Les niveaux d’autorisation et d’exigence en terme de volume d’activité étaient beaucoup plus importants au niveau national. On a pu préserver ce service en l’englobant dans une autorisation obtenue par l’Institut Paoli Calmettes », explique Yann le Bras, directeur du CHICAS.

 

« Le nombre de séances pratiquées à Gap est de 10.500, c’était 7.500 il y a quelques années. Ce volume d’activité démontre qu’on a répondu aux besoins de la population » Y. le Bras

 

L’équipe qui travaille dans ce service de radiothérapie est donc mixte : à la fois des médecins salariés de l’IPC et des physiciens du CHICAS. AlignRT, technologie unique sur le Département des Hautes-Alpes a été installée en juillet dernier à Gap. Depuis septembre, des patients sont traités. « C’est un système de repositionnement quotidien des patientes. Il repère l’enveloppe surfacique de la patiente, chaque jour par rapport à une enveloppe initiale qui aurait été établei avant la première séance. On superpose la photographie de la patiente du jour avec l’enveloppe initiale. Durant le traitement, la patiente est sous contrôle, si elle effectue un mouvement, la machine s’arrête » souligne Pierre Fau, le responsable du service de radiophysique de l’Institut Paoli Calmettes.

 

« Une technique plus rassurante pour l’équipe mais aussi pour la patiente car elle n'a pas peur d’être traitée de façon incorrecte » V. Favrel, médecin, radiothérapeute à l’IPC

 

Dans le cas d’un cancer du sein, la radiothérapie est proposée de façon quasi systématique aux femmes. Le but : réduire le risque de rechute. C’est l’ensemble des seins qui peut être traité avec la radiothérapie lors de séances d’une dizaine de minutes durant quatre à six semaines, tous les jours, du lundi au vendredi. Ce système utilisé depuis plus de deux ans à Marseille, est donc accessible aux Haut-Alpins. Coût de l’investissement : près de 300.000 euros.


Le reportage d'Aurore Vallauri :


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