L’avenir des trains de nuit s’est invité à l’Assemblée nationale le 18 février dernier. À l’initiative de l’association Destination Trains de Nuit et de la députée des Hautes-Alpes Valérie Rossi, un colloque transpartisan a réuni près de 90 participants autour des enjeux du transport ferroviaire et des dessertes nocturnes.
Organisée à Paris, la rencontre a rassemblé parlementaires, experts, représentants associatifs, usagers et responsables institutionnels pour trois heures d’échanges consacrés au développement d’une offre ferroviaire "ambitieuse et durable". La députée Marie-José Allemand, élue de la première circonscription des Hautes-Alpes, figurait parmi les participants engagés en faveur de la desserte des territoires de montagne.
Au-delà des clivages politiques, les intervenants ont souligné que le train de nuit constitue un levier d’aménagement du territoire, de transition écologique et de justice sociale. Pour les Hautes-Alpes, fortement dépendantes de l’accessibilité ferroviaire vers Paris et les grandes métropoles, ces liaisons représentent un outil stratégique de désenclavement.
Le ministre chargé des Transports, Philippe Tabarot, a adressé un message vidéo pour confirmer son intérêt pour le développement du ferroviaire et la commande de nouvelles rames de trains de nuit. La SNCF, représentée par une délégation, a également pris part aux discussions.
Organisation des chantiers et modernisation du matériel
Les débats ont porté sur des sujets très concrets. L’organisation des travaux, notamment sur l’axe Paris-Limoges-Toulouse, a été évoquée afin de limiter les impacts sur les dessertes nocturnes.
La modernisation du matériel roulant a été abordée selon trois horizons : optimiser à court terme le parc existant et augmenter les circulations, engager à moyen terme une rénovation transitoire pour améliorer le confort, et obtenir à long terme des garanties sur la livraison de nouvelles locomotives et voitures. L’accessibilité pour les personnes en situation de handicap a également été rappelée comme une priorité.
Autre point central : la transparence des contrats de service public entre l’État et la SNCF. Les participants ont insisté sur la nécessité de rendre publics et compréhensibles les termes des contrats et de communiquer des statistiques complètes, incluant le taux de trains supprimés, afin d’évaluer la qualité réelle du service.
Au terme de la rencontre, Valérie Rossi et Marie-José Allemand ont réaffirmé leur mobilisation pour "défendre l’avenir du ferroviaire et l’accessibilité des territoires alpins". Pour les élus des Alpes du Sud, le maintien et le développement des trains de nuit restent un enjeu structurant, à la croisée des impératifs environnementaux et du droit à la mobilité des habitants de montagne.








