Le chantier de la section centrale de la rocade de Gap, sur la RN85, est à l’arrêt depuis le 8 septembre dernier après l’apparition d’un mouvement de terrain sur le site.
Ce vendredi 20 février, la préfecture des Hautes-Alpes et la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL), maître d’ouvrage de l’opération, ont publié un nouveau point de situation.
Depuis plusieurs semaines, le phénomène est particulièrement actif, notamment en raison des épisodes pluvieux. Les instruments de mesure installés sur place ont enregistré un pic de déplacement atteignant ponctuellement 20 centimètres par jour, avant un ralentissement entre 3 et 6 centimètres quotidiens.
Ces évolutions, bien que visibles, restent selon les autorités conformes aux prévisions établies par les experts, qui anticipaient des déplacements de l’ordre de 1 à 3 mètres par mois. Les mouvements constatés à ce stade demeurent dans cette fourchette.
Une surveillance permanente
Deux agents de sécurité sont présents en permanence sur le chantier, tandis que les dispositifs de monitoring font l’objet d’un suivi continu. Les équipes techniques et les géotechniciens se rendent régulièrement sur le site afin d’analyser l’évolution du terrain.
La priorité, rappellent les services de l’État, est d’assurer la parfaite sûreté des habitations situées en aval du chantier et de tenir les occupants informés de la situation.
Le phénomène devrait se poursuivre au moins durant la période hivernale et après chaque épisode de précipitations.
Un démenti sur un supposé éboulement
La préfecture dément par ailleurs "formellement" les informations faisant état d’un éboulement brutal survenu durant la nuit précédente. Les clichés réalisés par la Direction interdépartementale des routes Méditerranée (DIRMED) sont jugés conformes au suivi technique en cours et aux constats effectués le 16 février.
En attendant une stabilisation complète du phénomène, la DREAL indique qu’elle publiera régulièrement des lettres d’information sur l’évolution de la situation via le site internet du projet.
La sécurité, assurent les autorités, "demeure la priorité absolue".








