Il a suffit d'un patient, puis d'un diagnostic tardif, pour que la gale se propage à vitesse grand V dans les couloirs du centre hospitalier de Briançon. La direction du GHT des Alpes du Sud a révélé que depuis le 18 février, un dispositif de prise en charge de patients, personnels de santé et de cas contacts a été déployé.
Car une personne présentant "une forme particulière de gale liée à son état d’immunodépression, rendant la maladie plus contagieuse qu’à l’ordinaire" est restée trop longtemps dans l'hôpital briançonnais sans qu'un diagnostic ne soit établi et qu'elle soit donc isolée.
Au total, 28 professionnels présentant des symptômes ont été traités et ont été écartés de leur activité pendant 48 heures.
Par ricochet, 154 cas contacts parmi les professionnels du CH ont été recensés. Un traitement préventif leur a été donné.
Enfin, le nombre de patients contaminés n'a pas été communiqué. On sait simplement que sept d'entre eux ont été transférés au Bois de l'Ours pour une prise en charge par la fondation Edith Seltzer.
"Compte tenu du délai d’incubation, une vigilance renforcée sera maintenue dans les semaines à venir. L’ensemble des équipes est mobilisé afin de garantir la sécurité des patients, des professionnels et des visiteurs", conclut la direction, qui n'a donc pas suspendu les visites sur place, mais qui oblige le personnel à se vêtir d'une tenue de protection individuelle lorsqu'il se rend au chevet des patients porteurs de la gale.
La gale est une affection cutanée contagieuse qui se transmet principalement par contact prolongé et, plus rarement, par des objets contaminés comme le linge. Elle se manifeste par des démangeaisons intenses, souvent plus marquées la nuit, associées à des lésions cutanées. Les principaux risques sont les surinfections bactériennes liées au grattage, pouvant entraîner des complications plus graves, ainsi que des épidémies dans les collectivités en l’absence de prise en charge rapide. Une forme particulière, la gale croûteuse, rare mais sévère, survient surtout chez les personnes immunodéprimées et comporte un risque élevé de transmission.








