Face à l’augmentation des interventions liées à la gestion de la faune sauvage, l’État souhaite renforcer les équipes de louveterie dans les Hautes-Alpes. La préfecture a lancé un appel à candidatures pour recruter de nouveaux lieutenants de louveterie dans plusieurs secteurs du département.
Les postes concernent principalement les territoires du Gapençais, de l’Embrunais et du Champsaur-Valgaudemar, où les sollicitations se multiplient. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 12 avril 2026 pour un mandat courant jusqu’au 31 décembre 2029.
Nommés par le préfet, les lieutenants de louveterie participent à la régulation des animaux susceptibles de provoquer des dégâts, notamment pour les troupeaux, les cultures ou les pâturages.
Ils interviennent également dans le cadre du plan national loup et activités d’élevage, un dispositif central dans les Alpes du Sud où la présence du prédateur continue de susciter de fortes tensions avec le monde pastoral.
Ces agents assermentés peuvent aussi constater certaines infractions liées à la police de la chasse. Ils encadrent par ailleurs des battues administratives et conseillent les services de l’État sur les questions liées à la faune sauvage.
Même s’ils sont rattachés à une circonscription précise, ils peuvent être mobilisés dans l’ensemble du département lorsque la situation l’exige.
Une mission bénévole au service de l’État
Les fonctions de lieutenant de louveterie sont exercées à titre bénévole, dans l’intérêt général. Les personnes nommées sont considérées comme des collaborateurs occasionnels du service public.
Elles doivent faire preuve de neutralité, de loyauté vis-à-vis de l’État et posséder une bonne connaissance du territoire, de la réglementation liée à la chasse ainsi que des compétences techniques et physiques adaptées aux missions de terrain.
Pour déposer leur candidature, les candidats doivent notamment être de nationalité française, âgés de moins de 75 ans, jouir de leurs droits civiques et résider dans les Hautes-Alpes ou dans un canton limitrophe.
Le dossier doit comporter plusieurs pièces, dont une lettre de motivation, une copie du permis de chasser datant d’au moins cinq ans et un certificat médical attestant de l’aptitude physique à exercer ces fonctions.
Les candidatures doivent être transmises à la Direction départementale des territoires (DDT) des Hautes-Alpes avant la date limite. Les candidats sans expérience préalable pourront ensuite participer à une opération d’intervention afin de découvrir concrètement les missions de la louveterie avant un entretien avec les services de l’État.








