Un policier municipal jugé pour intimidation à Briançon : quatre mois de prison avec sursis requis

Un policier municipal jugé pour intimidation à Briançon : quatre mois de prison avec sursis requis

Un agent municipal comparaissait à Gap après l’envoi d’un message jugé menaçant à la cheffe du commissariat de Briançon, sur fond de tensions professionnelles et d’affaire autour du maire.

Un policier municipal de Briançon, âgé de 48 ans et ancien membre de la Légion étrangère, a été jugé mardi 17 mars devant le tribunal de Gap pour des faits de menace de mort visant la commandante du commissariat local. La décision sera rendue le 31 mars.

L’affaire trouve son origine dans un SMS adressé à la responsable policière, dans lequel le prévenu évoquait son passé militaire et sa formation. Ce message est au cœur du dossier, même si l’intéressé réfute toute intention menaçante, expliquant avoir simplement voulu évoquer son parcours et défendre des collègues sanctionnés. La commandante dit avoir été inquiète à la réception du message.

Les tensions remontent à l’automne 2025, lorsqu’une rumeur concernant une possible irrégularité du permis de conduire du maire, Arnaud Murgia, circule. Le policier municipal sollicite alors deux agents de la police nationale pour vérifier l’information. Ces derniers consultent illégalement un fichier sécurisé, ce qui leur vaut par la suite un blâme à l’issue d’une enquête interne.

L’irrégularité relevée s’avère limitée à un défaut de test oculaire pour la prolongation du permis, selon les éléments évoqués à l’audience. Toutefois, l’affaire prend de l’ampleur lorsque le policier municipal évoque publiquement le sujet sur un groupe WhatsApp réunissant agents municipaux et nationaux. Il est ensuite suspendu à titre conservatoire et reçoit un avertissement disciplinaire.

Le prévenu affirme avoir voulu soutenir ses collègues sans intention de menacer, tandis que la procureure y voit une intimidation implicite et requiert du sursis. La défense conteste toute menace réelle et plaide la relaxe, évoquant une formulation maladroite liée à son passé militaire.

Le tribunal devra trancher entre ces deux interprétations à la fin du mois.