Gap : une militante de "Bloquons Tout" condamnée pour avoir dégradé un commissariat

Gap : une militante de "Bloquons Tout" condamnée pour avoir dégradé un commissariat

Une manifestante de 55 ans a été condamnée par le tribunal judiciaire de Gap à 10 mois de prison ferme, aménageables sous bracelet électronique, pour des violences et des faits de rébellion visant un commandant divisionnaire lors d’un rassemblement en septembre dernier.

Le jugement a été rendu le 19 mars à Gap, plus de six mois après les incidents survenus en marge du mouvement “Bloquons tout”.

Ce jour-là, une trentaine de personnes s’étaient réunies en fin d’après-midi devant le commissariat pour exiger la libération d’un militant placé en garde à vue quelques heures plus tôt après avoir réalisé un tag au pied de la pyramide de l’esplanade Desmichels.

Arrêtée plus d’un mois après les faits sur son lieu de travail, la militante a contesté les violences et toute intention de provocation, malgré les images de vidéoprotection.

Initialement calme, le rassemblement a dégénéré lorsque des drapeaux tricolores installés sur le bâtiment de la police nationale ont été retirés. Plusieurs participants ont alors tenté de les remplacer par d’autres étendards, notamment aux couleurs palestiniennes et pirates.

Intervenu pour récupérer les drapeaux, le commandant divisionnaire a été empêché de refermer la porte du commissariat. La prévenue l’a bloqué physiquement à l’entrée en le repoussant et ne s’est pas faite interpellée sur le moment.

Le parquet avait requis une peine d’un an de prison ferme, prenant en compte un casier judiciaire particulièrement chargé avec 36 condamnations, dont 17 pour des violences à l’encontre de personnes dépositaires de l’autorité publique.

Le tribunal haut-alpin a finalement prononcé une peine de dix mois d’emprisonnement ferme, avec possibilité d’aménagement sous bracelet électronique.