Des opérations de contrôle ont été menées ces derniers mois dans les internats des lycées de Gap. À la demande des chefs d’établissement et sur réquisition du parquet, la police nationale est intervenue dans plusieurs structures haut-alpines pour procéder à des fouilles de casiers et de chambres.
Au total, cinq internats ont été contrôlés depuis le début de l’année, représentant environ 150 chambres visitées.
Ces opérations ont permis de dresser un constat préoccupant : en moyenne, un élève mineur sur cinq était en possession d’une cigarette électronique jetable, communément appelée "puff".
Outre ces dispositifs, les forces de l’ordre ont également saisi du tabac, de l’alcool et des recharges de cigarettes électroniques.
Ces produits confisqués ont été remis aux établissements scolaires.
Une approche éducative privilégiée
Plutôt que d’engager des poursuites systématiques, les autorités ont choisi de privilégier une réponse interne, à visée éducative. Les chefs d’établissement sont ainsi chargés de traiter ces situations dans un cadre disciplinaire et de sensibilisation.
Ces opérations s’inscrivent avant tout dans une démarche de prévention, visant à rappeler les règles en vigueur, notamment l’interdiction de vente de cigarettes électroniques aux mineurs.
À travers ces contrôles, les autorités haut-alpines entendent alerter sur la banalisation de certains comportements à risque chez les jeunes, tout en privilégiant une approche pédagogique plutôt que répressive.








