La hausse des carburants inquiète les acteurs du secteur social. Dans un communiqué, les fédérations Adédom, ADMR, FNAAFP-CSF et UNA dénoncent l’absence de mesures de soutien pour les services d’aide et de soins à domicile.
Chaque jour, ces intervenants assurent des missions essentielles auprès des personnes âgées, en situation de handicap ou malades, directement à leur domicile. Et leur activité repose entièrement sur leurs déplacements, aujourd’hui fragilisés par la flambée des prix du carburant.
Selon les fédérations et notamment Pascal Lissy, président de l'ADMR des Hautes-Alpes, la situation a des effets immédiats. Les structures rencontrent des difficultés croissantes pour organiser les interventions, notamment dans les territoires ruraux. Certaines missions pourraient être réduites, voire supprimées, faute de moyens pour financer les déplacements nécessaires.
Les organisations alertent sur les conséquences directes pour les bénéficiaires. Des milliers de personnes vulnérables pourraient se retrouver sans accompagnement pour les gestes essentiels du quotidien, mettant en péril leur maintien à domicile.
Un modèle économique fragilisé
Au-delà de la crise actuelle, les fédérations pointent un problème structurel. Elles dénoncent depuis plusieurs années un financement insuffisant du secteur, qui ne prend pas en compte les coûts réels d’intervention.
La hausse du carburant agit, selon elles, comme un révélateur de ces déséquilibres.
Face à l’urgence, elles demandent au gouvernement d’intégrer les services à domicile dans les dispositifs d’aide existants, ou de créer un mécanisme spécifique pour compenser les frais de déplacement.








