Dans la vallée de l’Ubaye, le climat politique se tend entre une majorité de maires et la députée Sophie Vaginay-Ricourt. Dix d’entre eux ont récemment adressé un courrier à la parlementaire pour exprimer leur inquiétude face à ses “prises de positions publiques” répétées, qu’ils jugent nuisibles à la cohésion du territoire et à la gouvernance de la communauté de communes Ubaye-Serre-Ponçon.
Les élus accusent la députée d’entretenir la défiance et une logique conflictuelle, nuisible à la coopération et à l’intérêt du territoire.
La lettre, envoyée la semaine précédente et transmise notamment à la présidence de l’Assemblée nationale ainsi qu’à la préfète des Alpes-de-Haute-Provence Isabelle Tomatis, appelle la députée à mettre fin à ses critiques. Sur les treize communes membres de l’intercommunalité, trois maires n’ont pas signé, dont ceux de Barcelonnette et d’Enchastrayes, ainsi que Élisabeth Jacques, également présidente de la structure.
Avant les élections communautaires, la députée avait elle-même interpellé les élus via une publication en ligne critiquant vivement la gestion de Élisabeth Jacques, reconduite à la tête de l’intercommunalité. En 2023, cette dernière avait pris l’ascendant politique sur Sophie Vaginay-Ricourt, qui avait ensuite quitté la présidence puis la mairie de Barcelonnette après son élection à l’Assemblée nationale en 2024.
La députée défend aujourd’hui sa liberté d’expression dans la Provence et considère la démarche des maires comme une tentative de pression institutionnelle. Elle envisage de saisir le déontologue de l’Assemblée, défend son rôle de contrôle et critique un courrier sans éléments concrets, non signé par certaines communes majeures.








