Ils travaillent ensemble dans un restaurant des Hautes-Alpes : l'homme frappe sa femme/patronne et finit au tribunal

Ils travaillent ensemble dans un restaurant des Hautes-Alpes : l'homme frappe sa femme/patronne et finit au tribunal

Un homme de 42 ans a été condamné à 18 mois de prison, dont neuf ferme, pour des violences commises sur sa compagne, également sa patronne, dans un restaurant de Barret-sur-Méouge. La victime dénonçait quatre années d’humiliations et de violences liées à l’alcool.

Une affaire de violences intrafamiliales sur fond de relation professionnelle et d’alcoolisme a été examinée lundi 1er juin par le tribunal correctionnel de Gap, en comparution immédiate.

À la barre, la victime, gérante d’un établissement de restauration à Barret-sur-Méouge, accuse son compagnon de 42 ans, également chef de cuisine du restaurant, de l’avoir frappée le 25 mai dernier.

Selon son récit, la dispute éclate après que l’homme, alcoolisé, a insulté son père. Elle lui demande alors de quitter l’établissement, le saisissant par les cheveux pour l’éloigner.

La situation dégénère rapidement : l’homme lui aurait porté un coup de pied à la jambe puis deux à la poitrine, provoquant cinq jours d’ITT. Il aurait également proféré des menaces de mort à l’encontre du beau-père.

Alertés, les gendarmes sont appelés sur place.

Face au tribunal, le quadragénaire livre une version différente des faits.

S’il reconnaît un coup de pied, il affirme avoir seulement cherché à se dégager de l’emprise de sa compagne qui lui tenait les cheveux. Quant aux autres blessures, il évoque une simple tentative de la repousser, parlant d’une "crise d’hystérie", selon le Dauphiné Libéré.

Le tribunal a finalement condamné l’homme à 18 mois de prison, dont neuf mois ferme, sans mandat de dépôt immédiat.

La partie assortie d’un sursis probatoire s’accompagne d’une obligation de soins, ainsi que d’une interdiction d’entrer en contact avec la victime et son père.

Le condamné devra également verser 500 euros de dommages et intérêts à sa compagne et 1 euro symbolique à son père.