L’épisode de la croix du pic de l’Aiguille connaît un nouveau rebondissement.
Installée discrètement début juin à 2 140 mètres d’altitude, sur les hauteurs de Laye, cette croix latine de plus de deux mètres de haut a été retirée quelques semaines seulement après son apparition.
L’édifice avait suscité des interrogations dès sa découverte. Ni la commune de Laye ni les services de l’État n’avaient été informés de son installation préalable. Le maire, Régis Maullier, avait alors indiqué que la municipalité n’était pas à l’origine du projet et qu’aucune autorisation n’avait été sollicitée.
La préfecture avait pour sa part rappelé que la situation relevait de la compétence du maire.
Une disparition constatée début juillet
Lundi 6 juillet, l’élu a appris que la croix n’était plus présente au sommet. Contrairement à son installation, restée sans revendication, son retrait a cette fois été revendiqué par ses auteurs.
Dans un courrier adressé au Dauphiné Libéré, un groupe se présentant comme une "montagne libre et autonome" affirme avoir fait tomber la croix dans la nuit du 3 au 4 juillet.
Les auteurs expliquent avoir agi dans une démarche qu’ils qualifient de "décoloniale, antifasciste et anti-impérialiste".
Ils estiment notamment que ce symbole religieux avait été installé illégalement dans l’espace public et invoquent le principe de séparation de l’Église et de l’État.
Le texte va au-delà de la seule question de la croix et développe une critique plus large de ce que ses auteurs appellent la "domination de la civilisation chrétienne".
Le courrier évoque également des causes internationales, citant notamment le soutien au peuple palestinien.
L’identité des personnes ayant installé la croix puis de celles l’ayant retirée demeure inconnue.







