FERUS entend peser dans la procédure judiciaire ouverte après le démantèlement d’une affaire de destructions illégales de loups dans les Hautes-Alpes.
Dans un communiqué diffusé ce vendredi 7 août, l’association nationale de défense des grands prédateurs réagit à l’enquête menée par l’Office français de la biodiversité, en lien avec la gendarmerie et l’autorité judiciaire.
Selon les éléments rappelés par FERUS, neuf loups auraient été abattus illégalement entre 2021 et 2023. Trois personnes ont été interpellées dans le cadre de cette affaire et doivent prochainement comparaître devant la justice.
L’association salue le travail d’enquête mené par l’OFB et considère que cette affaire doit donner lieu à une réponse pénale ferme. "Cette affaire rappelle que les infractions commises à l’encontre des espèces protégées ne restent pas impunies", affirme FERUS.
L’organisation annonce avoir déposé plainte et indique qu’elle se constituera partie civile lors du procès, aux côtés de plusieurs autres associations de protection de la nature.
"Face à la gravité des faits reprochés, FERUS a porté plainte contre les auteurs de ces actes odieux", précise-t-elle.
FERUS veut replacer les destructions illégales au cœur du débat
L’association rappelle que le loup demeure une espèce protégée par les réglementations nationale et européenne et estime que les débats sur sa gestion ne peuvent justifier des abattages hors du cadre légal.
"Les débats actuels sur la gestion du loup, aussi légitimes soient-ils, ne sauraient en aucun cas justifier ces actes illégaux", insiste FERUS.
L’organisation considère également que le phénomène pourrait être largement sous-évalué : "Les cas connus de destructions illégales se multiplient, leur part réelle demeure difficile à évaluer. Ces derniers sont probablement nombreux et encore trop sous-estimés".
FERUS replace cette affaire dans un contexte qu’elle juge défavorable à la protection juridique du loup et reproche aux pouvoirs publics de ne pas suffisamment aborder la question des destructions illégales lors des instances consacrées à l’espèce.
"Il est plus que jamais indispensable que les actes de destruction illégale fassent l’objet d’une réponse judiciaire à la hauteur de leur gravité", réclame l’association. Elle déplore notamment la "quasi-absence" de cette question lors des réunions du Groupe national loup et des comités départementaux loup.
FERUS promet enfin de suivre attentivement la procédure judiciaire dans les Hautes-Alpes et de faire en sorte que la lutte contre les destructions illégales "revienne au centre des débats autour du loup".







