Briançonnais : six salariés étrangers contrôlés et conduits à la PAF, des associations dénoncent une "rafle"

Briançonnais : six salariés étrangers contrôlés et conduits à la PAF, des associations dénoncent une "rafle"

Six personnes étrangères employées dans une entreprise du Briançonnais ont été conduites dans les locaux de la Police aux frontières à Montgenèvre après un contrôle mené mercredi 16 septembre. Plusieurs associations dénoncent l’opération et réclament leur régularisation.

Une opération de contrôle menée dans une entreprise du Briançonnais provoque la colère de plusieurs associations.

Selon un communiqué commun de Toutes et Tous Migrants, Médecins du Monde, Refuges Solidaires et Mapemonde, la police s’est présentée mercredi 16 septembre dans une entreprise employant des personnes étrangères afin de procéder à un contrôle des titres de séjour. 

Les associations affirment que les machines ont été arrêtées et l’ensemble du personnel rassemblé dans le hall avant des contrôles d’identité individuels.

Six personnes conduites à Montgenèvre

À l’issue de l’opération, qui aurait duré près d’une heure, six personnes ont été conduites dans les locaux de la Police aux frontières de Montgenèvre, indiquent les signataires du communiqué. 

D’après les associations, ces personnes travaillent et sont déclarées par leur employeur. Elles assurent également qu’elles cotisent aux différentes caisses sociales et tentent depuis plusieurs années d’obtenir leur régularisation. 

Le communiqué ne précise pas la situation administrative individuelle des six personnes, ni les suites données au contrôle.

Les associations dénoncent la politique de la préfecture

Les organisations signataires emploient le terme de "rafle" pour qualifier l’opération et mettent directement en cause la politique de l’État à l’égard des personnes étrangères.

Elles accusent notamment la préfecture d’utiliser les démarches de régularisation liées au travail pour identifier les entreprises employant des personnes en situation précaire et dénoncent une "politique de violence administrative".

Toutes et Tous Migrants, Médecins du Monde et Mapemonde réclament désormais "la régularisation sans plus tarder de ces personnes", estimant qu’elles contribuent à l’économie du territoire.