Gapen’cimes 2026 : l’Office municipal des sports absent d’une édition sous tension

Gapen’cimes 2026 : l’Office municipal des sports absent d’une édition sous tension

Le Gapen’cimes revient les 3 et 4 octobre 2026 avec une nouvelle édition qui devrait réunir plusieurs milliers de participants. Mais cette année, l’événement sportif se déroulera sans l’un de ses partenaires historiques : l’Office municipal des sports (OMS).

Cette absence a été évoquée lors du conseil municipal de Gap du 25 septembre, dans un contexte de relations particulièrement tendues entre la municipalité et l’association.

Une manifestation qui continue de grandir

Depuis son lancement en 2008, le Gapen’cimes s’est imposé comme l’un des rendez-vous sportifs majeurs des Hautes-Alpes. Les différents parcours proposés attirent chaque année des coureurs venus de la région et d’ailleurs, tandis qu’un important réseau de bénévoles contribue à la réussite de l’événement.

Pour 2026, la Ville espère une nouvelle fois approcher les 4 000 inscrits. Alain Blanc, adjoint au maire chargé des sports, a également fait part de l’ambition de faire du Gapen’cimes l’une des principales courses de la région.

Sur le plan sportif, donc, les objectifs restent élevés. En revanche, les relations entre les acteurs institutionnels qui entourent la manifestation sont beaucoup plus compliquées.

L’OMS ne sera pas de la partie

Depuis la création du trail, l’Office municipal des sports occupait une place importante dans l’organisation. Il figurait encore parmi les partenaires de l’édition précédente.

Pour cette édition 2026, ce partenariat n’existe plus. Une situation qui a suscité des interrogations au sein de l’opposition municipale.

Axel Berriaux a notamment demandé comment seraient désormais prises en charge les missions auparavant assurées par les bénévoles de l’OMS. Une question d’autant plus sensible que les relations entre l’office et la municipalité se sont dégradées ces derniers mois.

Le sujet avait d’ailleurs déjà fait l’objet de discussions publiques avant le conseil municipal consacré à l’organisation du trail.

Un différend qui prend une dimension politique

Derrière la rupture entre la Ville et l’OMS apparaît également le contexte des dernières élections municipales.

Le maire Roger Didier a reproché à la direction de l’office d’avoir pris part à la campagne électorale tout en occupant des responsabilités associatives. Il a notamment mis en cause la candidature de Serge Isnard, président de l’OMS.

Le maire considère que les responsables de l’association ont fait des choix politiques incompatibles avec les relations institutionnelles qu’il entretenait auparavant avec l’office. Il conteste cependant l’idée d’une sanction politique.

De son côté, l’opposition considère que les responsables associatifs ne devraient pas voir leur rôle remis en cause en fonction de leurs engagements électoraux.

La question des bénévoles reste centrale

Au-delà de la polémique politique, l’absence de l’OMS pose une question très concrète : celle des effectifs nécessaires au bon déroulement de la course.

Les organisateurs doivent en effet disposer de nombreux bénévoles pour assurer différentes missions avant et pendant les épreuves.

Des recherches de volontaires ont ainsi été menées auprès d’autres associations sportives. Des appels ont notamment circulé jusque dans le secteur de Veynes afin de renforcer les équipes mobilisées.

Cette organisation de remplacement montre que la municipalité entend maintenir le niveau d’organisation habituel malgré le retrait de l’OMS.

Le Gapen’cimes au cœur d’un climat municipal tendu

Les débats autour du trail dépassent finalement largement le cadre sportif. Ils illustrent les tensions persistantes entre la majorité municipale et plusieurs responsables du mouvement associatif local.

Le sujet a donné lieu à des échanges particulièrement vifs lors du conseil municipal. L’opposition reproche notamment au maire d'entretenir une logique de mise à l’écart de certaines structures. La majorité réfute cette interprétation et défend ses décisions.

Comme l’a récemment rapporté Le Dauphiné Libéré, l’OMS constitue ainsi l’un des principaux points de friction autour de l’organisation de cette édition 2026.

Sur le terrain, le rendez-vous reste néanmoins maintenu. Les coureurs prendront le départ les 3 et 4 octobre, tandis que bénévoles et organisateurs auront pour mission de faire fonctionner la manifestation malgré cette recomposition des partenariats.