La soirée avait pourtant démarré sous les pires auspices pour les locaux. Face à des Briançonnais parfaitement organisés et incisifs en contre, Gap peine à trouver son rythme. La sanction tombe dès la 16e minute de jeu : sur une offensive tranchante, Sato glace la patinoire en ouvrant le score pour les Diables Rouges (0-1, 16e).
Au retour sur la glace dans le deuxième tiers, le scénario vire au cauchemar pour les Gapençais. Briançon maîtrise les débats et Truman double la mise, profitant des approximations adverses (0-2). Dos au mur, les Rapaces sont dans le dur mais refusent d’abdiquer. À la 32e minute, un tir rageur de Tsekos redonne enfin de la voix à l’Alp’Aréna et relance totalement les débats (1-2, 32e).
Le money-time approche, les minutes s’égrènent et la muraille briançonnaise semble tenir bon. Mais à l’orgueil, poussés par tout un peuple, les Rapaces jettent leurs dernières forces dans la bataille. À la 57e minute, Colin surgit au cœur de l’enclave pour faire exploser de joie les travées gapençaises et égaliser in extremis (2-2, 57e).
Place à la prolongation à 3 contre 3 : un exercice de haute voltige où la moindre étourderie est fatale. Galvanisés par cette égalisation tardive, les Bleu et Noir ne laissent pas passer leur chance. À la 62e minute, Tsekos s’offre un doublé mémorable d’un missile imparable pour délivrer l’Alp’Aréna (3-2, 62e).
Au terme d’une « remontada » d’anthologie, Gap empoche deux points précieux pour le moral et le classement. Un succès au courage qui pourrait bien servir de déclic pour la suite de la saison, tout en laissant d’immenses regrets à des Diables Rouges qui touchaient du doigt le braquage parfait.







