L’intervention était préparée depuis plusieurs jours. Des forages avaient été réalisés dans la masse rocheuse afin d’y placer des charges explosives. L’objectif était de fragmenter le bloc et de supprimer le risque lié à une éventuelle chute de pierres sur la route.
Selon les informations rapportées par Le Dauphiné Libéré, l’opération a mobilisé plusieurs acteurs spécialisés, dont la CAN, chargée des travaux de minage et d’accès difficile. Des cordistes ont également participé au chantier, tandis que la Dirmed assurait la gestion de la route nationale.
Une détonation après plusieurs jours de préparation
La destruction du rocher a été réalisée dans un cadre particulièrement sécurisé. Un périmètre d’environ 300 mètres avait été matérialisé autour de la zone d’intervention afin d'empêcher toute présence dans le secteur au moment du tir.
Des agents étaient positionnés aux différents points de contrôle, tandis que les forces de gendarmerie assuraient également une présence sur place. Quelques riverains avaient fait le déplacement pour assister à une opération peu commune.
Après les vérifications de sécurité et le déclenchement des signaux prévus, le tir a été effectué. En quelques instants, le rocher s'est fragmenté sous l'effet des explosifs. Les personnes présentes ont ensuite pu constater que l'opération avait atteint son objectif.
Un chantier qui se poursuit après l'explosion
La disparition du rocher ne marque toutefois pas la fin des travaux. Une importante phase de sécurisation et de nettoyage devait suivre immédiatement le minage.
Les équipes ont commencé par retirer les éléments rocheux susceptibles de rester instables. Les blocs les plus importants ont nécessité l'intervention d'une pelle araignée, tandis que les opérations manuelles permettaient de traiter les fragments de plus petite taille.
Les matériaux extraits doivent ensuite être transportés vers une carrière.
Cette intervention s'inscrit dans un chantier plus large consacré à la sécurisation du secteur de Beauregard. Le site avait fait l'objet d'études et de travaux préparatoires afin de déterminer la meilleure manière de supprimer la menace représentée par le rocher.
La RN94 protégée pendant le tir
La circulation sur la RN94 avait été interrompue dès le lundi 5 octobre pour permettre le déroulement de l'opération dans des conditions de sécurité adaptées.
Une protection spécifique avait par ailleurs été installée sur la chaussée avant le tir. Ce dispositif, constitué d'un matelas d'environ 50 centimètres d'épaisseur, devait absorber l'impact des fragments projetés lors de la destruction.
D'après les premières constatations communiquées après le minage, la route n'aurait pas subi de dommages. Les matériaux seraient restés dans la zone prévue, sans atteindre la partie aval de la chaussée.
Une réouverture espérée le 9 octobre
Après le minage, les équipes doivent donc poursuivre les opérations de purge, de nettoyage et d'évacuation des blocs avant de rendre la circulation aux automobilistes.
La réouverture de la RN94 en circulation alternée est envisagée pour vendredi 9 octobre dans l'après-midi, sous réserve de l'avancement du chantier et des conditions de sécurité.
Avec la disparition du rocher Beauregard, c'est ainsi un élément familier du paysage de L'Argentière-la-Bessée qui s'efface. Mais derrière cette transformation visuelle, l'enjeu principal reste la sécurisation de l'un des axes routiers importants des Hautes-Alpes.







