À la maison d’arrêt de Digne-les-Bains, les biodéchets passent au compost

À la maison d’arrêt de Digne-les-Bains, les biodéchets passent au compost

Depuis septembre, la maison d’arrêt de Digne-les-Bains dispose de sa propre plateforme de compostage. Installée dans la cour du bâtiment de détention, elle doit permettre de valoriser près de quatre tonnes de biodéchets chaque année.

Après les EHPAD, les écoles ou encore les locaux administratifs, le compostage gagne désormais la maison d’arrêt de Digne-les-Bains. Provence Alpes Agglomération vient d’y installer une plateforme destinée à traiter directement sur place les biodéchets produits par la cuisine de l’établissement.

Chaque jour, l’équipe de cuisine prépare les repas d’une trentaine de détenus. Les déchets alimentaires issus de cette activité peuvent désormais être déposés dans l’un des trois bacs qui composent la nouvelle installation : un bac d’apport, un bac consacré à la maturation du compost et un troisième destiné au stockage du broyat, utilisé comme matière sèche.

Un accompagnement assuré par l’agglomération

Cette installation s’inscrit dans la politique menée par Provence Alpes Agglomération pour réduire et valoriser les déchets produits par les structures publiques du territoire. L’intercommunalité propose notamment de fournir les équipements nécessaires, de sensibiliser les équipes et d’assurer le suivi des plateformes.

Elle intervient également pour approvisionner les sites en matière sèche et effectuer les retournements nécessaires au bon fonctionnement du compostage.

La maison d’arrêt de Digne-les-Bains est la vingtième structure publique environ à bénéficier de cet accompagnement. Au fil des installations, l’agglomération cherche ainsi à développer le compostage au plus près des lieux où sont produits les biodéchets.

Près de quatre tonnes de déchets valorisées chaque année

À Digne-les-Bains, la plateforme devrait permettre de détourner près de quatre tonnes de biodéchets des ordures ménagères chaque année. Une quantité qui ne sera donc plus destinée à l’enfouissement et qui pourra être transformée en compost.

Pour l’établissement, le projet ne se limite toutefois pas à la seule réduction du volume de déchets. Cette première installation pourrait également servir de point de départ à d’autres initiatives, notamment autour du jardinage et de la réutilisation du compost produit sur place.

Une manière de donner une seconde vie aux déchets alimentaires, tout en développant de nouveaux usages au sein de la maison d’arrêt.