Dans un monde marqué par les incertitudes économiques et les transformations technologiques, prendre le temps de réfléchir collectivement n’a jamais semblé aussi essentiel. C’est tout l’intérêt du Dîner de l’économie organisé à Gap, un rendez-vous qui permet aux acteurs économiques du territoire de se rencontrer, d’échanger et de confronter leurs visions. Cette année, l’événement accueille Olivier Babeau, économiste, essayiste et observateur des grandes mutations de notre société.
Habitué des conférences, des débats et des médias depuis une vingtaine d’années, il voit dans ces rencontres une occasion précieuse de donner du sens à une actualité toujours plus complexe. Mais aussi de faire dialoguer les grandes réflexions économiques avec les réalités vécues sur le terrain.
Un rendez-vous pour prendre du recul et partager
Pour Olivier Babeau, l’intérêt d'un événement comme le Dîner de l’économie dépasse largement le cadre d’une simple conférence. Il s’agit de créer du dialogue, de partager des expériences et de prendre du recul sur les transformations du monde.
L’économiste apprécie particulièrement ces échanges avec les acteurs locaux, qui permettent de confronter la théorie à la pratique. Une démarche essentielle pour comprendre comment les mutations économiques, sociales et culturelles se traduisent concrètement dans les entreprises et les territoires.
Le tout dans une ambiance conviviale. Car le Dîner de l’économie permet aussi d’associer les plaisirs de la table à ceux de la réflexion intellectuelle. Un moment privilégié pour faire émerger des idées, partager de bonnes pratiques et nourrir les réflexions de chacun.
Un optimisme assumé
Si Olivier Babeau ne minimise pas les difficultés auxquelles la France est confrontée, il refuse de considérer le déclin comme une fatalité. Entre enjeux de souveraineté, transformations du travail et révolution de l’intelligence artificielle, les défis sont immenses. Mais les possibilités d’agir le sont aussi.
"Il n’y a pas de fatalité", insiste l’économiste, convaincu que la volonté d’agir, le sens de l’effort et l’engagement quotidien peuvent permettre de surmonter les obstacles.
L’intelligence artificielle figure notamment parmi ses principales préoccupations. Elle bouleverse déjà la création de valeur, les métiers et les perspectives d’emploi, particulièrement pour les jeunes générations. Pour autant, Olivier Babeau invite à transformer les inquiétudes en moteurs d’action. À ses yeux, la peur peut aussi devenir utile lorsqu’elle pousse à anticiper et à s’adapter.
Cette adaptation nécessite également un dialogue renouvelé entre les générations, notamment dans l’entreprise. Employeurs et jeunes actifs doivent apprendre à mieux se comprendre et à faire évoluer leurs pratiques respectives.
Les territoires, de véritables atouts pour l’avenir
Autre message porteur d’espoir pour les Hautes-Alpes : les territoires disposent, selon Olivier Babeau, de ressources considérables pour affronter les transformations à venir.
Qualité de vie, patrimoine, environnement ou encore attachement aux racines constituent autant d’atouts dans une société où les aspirations évoluent. Le développement du télétravail et la recherche d’un meilleur équilibre entre vie professionnelle et personnelle pourraient notamment renforcer leur attractivité.
Pour l’économiste, ces territoires possèdent une identité propre, loin d’être interchangeables. Une singularité qui pourrait devenir une véritable force dans les années à venir.
C’est aussi tout le sens du Dîner de l’économie à Gap : permettre aux forces vives locales de regarder au-delà des difficultés immédiates, de partager leurs expériences et d’imaginer ensemble les opportunités de demain. Avec, en fil rouge, la conviction d’Olivier Babeau que l’avenir ne se subit pas, mais se construit.







