Nouvelle crispation autour de la gestion du loup dans les Hautes-Alpes. La Coordination Rurale 05 monte au créneau après ce qu’elle présente comme la suspension de l’ensemble des missions de la louveterie par le préfet Celet.
Une décision qui intervient, souligne le syndicat, au lendemain de l’annonce par la ministre de l’Agriculture d’une augmentation de 20 loups supplémentaires pouvant être abattus. "Comment comprendre une telle contradiction ?", interroge la Coordination Rurale.
"Plus de loups à abattre, mais moins de moyens"
Pour l’organisation agricole, les deux annonces successives envoient des signaux opposés aux éleveurs.
"D’un côté, on annonce davantage de loups à abattre. De l’autre, on prive le terrain de moyens d’action essentiels pour défendre les troupeaux", estime-t-elle.
La Coordination Rurale rappelle que les syndicats agricoles alertent depuis plusieurs années sur la multiplication et la répétition des attaques de loups ainsi que sur leurs conséquences pour les éleveurs.
Elle considère donc que la suspension des missions de la louveterie constitue un signal "incompréhensible et profondément décourageant".
Des "explications immédiates" réclamées au préfet
Le syndicat demande désormais des précisions sur les motivations et la portée de cette décision.
"La Coordination Rurale 05 dénonce cette incohérence et demande des explications immédiates sur cette décision", indique son communiqué. Pour l'organisation, "la protection des troupeaux et la survie du pastoralisme ne peuvent pas être sacrifiées au gré de décisions contradictoires".
La Coordination Rurale 05 conclut en réclamant des mesures rapides face à la prédation.
"Les éleveurs ne peuvent plus se contenter d’annonces, ils attendent des actes ! Ils ont besoin de solutions concrètes, cohérentes et immédiates", insiste le syndicat.
L’organisation estime que les éleveurs ne doivent pas se retrouver "toujours plus démunis face à la prédation" et attend désormais une réponse des services de l’État.







