Manifestations interdites à Gap : l’intersyndicale soutient un référé-liberté contre l’arrêté préfectoral

Manifestations interdites à Gap : l’intersyndicale soutient un référé-liberté contre l’arrêté préfectoral

La CGT, FO, la FSU et Solidaires des Hautes-Alpes annoncent soutenir le dépôt d’un référé-liberté par le Syndicat des avocats de France contre l’arrêté préfectoral interdisant les manifestations. Les organisations syndicales dénoncent une restriction des libertés fondamentales et appellent déjà à une nouvelle mobilisation le 5 novembre.

La contestation de l’interdiction de manifester dans les Hautes-Alpes se déplace sur le terrain judiciaire.

Dans un communiqué diffusé ce vendredi 23 octobre, les organisations départementales CGT, FO, FSU et Solidaires annoncent soutenir le dépôt d’un référé-liberté par le Syndicat des avocats de France contre l’arrêté pris par la préfecture des Hautes-Alpes.

Les syndicats entendent ainsi contester l’interdiction de manifester décidée par les services de l’État.

Les syndicats défendent "les libertés fondamentales"

L’intersyndicale affirme se mobiliser "pour faire respecter les libertés fondamentales".

Elle conteste notamment la justification de l’interdiction au regard de la précédente journée de mobilisation, affirmant qu’"aucune violence n’a été perpétrée lors de la manifestation du 17 octobre à Gap".

Le recours en référé-liberté vise à obtenir du juge administratif une décision rapide sur une mesure considérée par ses auteurs comme portant une atteinte grave à une liberté fondamentale.

Une nouvelle manifestation annoncée le 5 novembre

Au-delà de la contestation de l’arrêté préfectoral, la CGT, FO, la FSU et Solidaires appellent à poursuivre et amplifier la mobilisation sociale dans les Hautes-Alpes.

Les quatre organisations invitent les salariés et retraités à participer "massivement" à une grève interprofessionnelle et à une manifestation le jeudi 5 novembre.

L’intersyndicale indique vouloir maintenir la pression afin d’obtenir satisfaction sur ses revendications, alors que le bras de fer avec la préfecture se poursuit désormais devant la justice administrative.