Nouveau rebondissement judiciaire dans l'affaire Paul Varry. Ce jeudi 29 octobre, la justice a décidé de remettre en liberté Ariel M., le conducteur du SUV accusé d'avoir volontairement tué le jeune cycliste originaire des Hautes-Alpes le 15 octobre 2024 à Paris.
Selon les informations du Parisien, le quinquagénaire a été placé sous surveillance électronique, après avoir passé une grande partie des deux dernières années en détention.
Cette décision intervient alors que l'homme a été renvoyé devant la cour d'assises pour meurtre. La date de son procès n'a pas encore été fixée.
Une caution de 40 000 euros et une interdiction de conduire
Depuis son incarcération après les faits, Ariel M. avait déjà obtenu deux décisions de remise en liberté, finalement annulées en appel.
Cette fois, la juridiction a donné raison à sa défense, en autorisant sa sortie de prison sous plusieurs conditions.
Le conducteur devra notamment verser une caution de 40 000 euros et ne pourra conduire aucun véhicule terrestre à moteur.
Son avocat, Me Fabien Arakelian, assure que son client respectera ses obligations judiciaires et se présentera devant les jurés.
Le parquet craignait un risque de fuite
Le ministère public s'était opposé à cette remise en liberté.
Lors de ses réquisitions, l'avocat général avait notamment insisté sur l'émotion suscitée par la mort du jeune militant favorable au développement du vélo.
Il avait également souligné les moyens financiers et les attaches à l'étranger du suspect, estimant qu'ils pourraient faciliter une fuite.
Ariel M. encourt jusqu'à 30 ans de réclusion criminelle s'il est reconnu coupable de meurtre.







