Hautes-Alpes : au château de Lesdiguières, un chantier majeur pour préserver les vestiges

Hautes-Alpes : au château de Lesdiguières, un chantier majeur pour préserver les vestiges

Au Glaizil, le château de Lesdiguières bénéficie depuis octobre d’une nouvelle phase de restauration. Avec 340 000 euros investis, le Département des Hautes-Alpes veut protéger durablement la chapelle et la tour ancienne des intempéries, avant d’envisager de nouvelles recherches archéologiques et une meilleure mise en valeur du site.

Le château de Lesdiguières franchit une nouvelle étape dans sa sauvegarde. Propriété du Département des Hautes-Alpes depuis 25 ans et inscrit à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques, le monument fait actuellement l’objet de son chantier de restauration le plus important depuis son acquisition.

Une visite organisée lundi 2 novembre a permis aux représentants du Département, de la commune et aux intervenants du chantier de faire le point sur les travaux engagés. Selon les informations du Dauphiné Libéré, l’opération représente un investissement de 340 000 euros.

Protéger les parties les plus anciennes du château

Le chantier concerne principalement la chapelle et la tour qui lui est accolée. Cette dernière constitue l’un des éléments les plus anciens du complexe, puisqu’elle remonte à une période antérieure au milieu du XVIe siècle.

L’objectif immédiat est de mettre ces bâtiments à l’abri de l’eau. Pour cela, les entreprises réalisent une couverture monopente, complétée par un bardage en mélèze. L’architecte du patrimoine Sylvestre Garin veille notamment à ce que les aménagements contemporains protègent les vestiges sans leur donner une apparence artificiellement ancienne.

Cette intervention s’inscrit dans un programme engagé depuis plusieurs années. Des travaux précédents ont notamment permis de consolider les portes du domaine, de stabiliser les ouvertures de la chapelle et de réparer les pierres détériorées par le gel.

De futures recherches sous la chapelle

Une fois les bâtiments protégés des intempéries, le chantier pourrait ouvrir la voie à des investigations archéologiques plus approfondies. Le Département et l’association du château souhaitent notamment explorer les niveaux enfouis sous la chapelle.

Le secteur pourrait abriter des traces de l’ancienne crypte du duc de Lesdiguières. Son tombeau et son mausolée auraient été déplacés pendant la Révolution. Un décaissement d’environ 1,50 mètre est envisagé pour atteindre des couches archéologiques plus anciennes.

Ces recherches restent une perspective liée à la poursuite du projet de restauration.

Rendre le site plus accessible aux visiteurs

La sauvegarde du château doit aussi s’accompagner d’une meilleure présentation de son histoire. Le Département prévoit notamment l’installation de panneaux explicatifs. Le public pourra ainsi accéder jusqu’à l’entrée du site et observer les vestiges.

Un projet de barriérage pérenne en fer forgé est également évoqué. Ces aménagements avaient été envisagés dans le cadre des commémorations des 400 ans de la mort du duc de Lesdiguières, mais leur réalisation n’a pas pu coïncider avec cette date.

La commune souhaite également enrichir la visite à terme. Le maire du Glaizil, François Collin, a notamment évoqué la possibilité de présenter sur place des documents historiques, comme des correspondances du duc.

Avec cette nouvelle enveloppe de 340 000 euros, le montant total consacré par le Département à la préservation du château atteint désormais 1,3 million d’euros en 25 ans.