Hautes-Alpes : le marché immobilier repart à la hausse, porté par Briançon et les JO 2030

Hautes-Alpes : le marché immobilier repart à la hausse, porté par Briançon et les JO 2030

Selon les notaires du Dauphiné, l’immobilier haut-alpin retrouve des couleurs en 2025, avec de fortes disparités selon les territoires.

Après une année 2024 difficile, le marché immobilier des Hautes-Alpes montre des signes de reprise en 2025. Selon l’Observatoire de l’immobilier des notaires du Dauphiné, les prix continuent globalement d’augmenter malgré des volumes de ventes encore limités.

Le département reste marqué par de fortes différences entre territoires, notamment entre le Briançonnais, le Gapençais et les secteurs touristiques de l’Embrunais et du Queyras.

Le secteur de Briançon confirme son attractivité, notamment grâce aux perspectives liées aux Jeux Olympiques d’hiver 2030.

Le marché du neuf y est particulièrement dynamique :

    •    les prix des appartements neufs bondissent de 13,2 %
    •    le prix moyen atteint 359 100 euros

Les notaires soulignent aussi le rôle du projet du « Quartier du 15/9 », qui prévoit 700 logements sur dix ans.

Dans l’ancien, les prix progressent également :

    •    +5 % pour les appartements
    •    +9,2 % pour les maisons

"La perspective des Jeux Olympiques d’hiver de 2030 constitue un facteur de soutien majeur", souligne l’étude.  

Gap retrouve de la stabilité

Autour de Gap, le marché résidentiel semble se stabiliser après le recul de 2024.

Les ventes d’appartements anciens repartent à la hausse et les prix progressent légèrement :

    •    2 230 €/m² en moyenne
    •    +2,1 % sur un an

Les maisons restent très recherchées, avec un prix médian de 338 000 euros à Gap.

Dans l’Embrunais, le Guillestrois et le Queyras, les volumes restent faibles mais les prix repartent à la hausse, notamment dans les stations comme Risoul ou Vars.

Certaines zones dépassent désormais les 4 000 €/m² dans l’ancien.

À l’échelle départementale, les notaires évoquent désormais un "marché de rareté" à cause d'une offre insuffisante, des investisseurs en retrait et une demande principalement résidentielle.

Pour 2026, les professionnels anticipent une reprise progressive mais prudente, avec des prix toujours orientés à la hausse dans les secteurs les plus attractifs.