La forêt s’impose plus que jamais comme un enjeu stratégique dans les Hautes-Alpes.
Le 11 mai dernier, l’assemblée générale des Communes forestières des Hautes-Alpes a rassemblé 70 participants, maires et élus du territoire, autour des grands défis liés à la gestion forestière. Une mobilisation saluée par l’association, qui y voit une réponse forte à "L’Appel de la Forêt", lancé pour sensibiliser les collectivités aux enjeux du secteur.
Face à la multiplication des épisodes climatiques extrêmes et à l’intensification du risque incendie, les élus ont rappelé le rôle central des communes dans la gestion et la valorisation du patrimoine forestier haut-alpin.
Les Communes forestières soulignent notamment que la forêt constitue à la fois un patrimoine naturel, une ressource énergétique, un levier économique et un atout touristique pour le département.
Parmi les avancées mises en avant figurent l’assouplissement du régime forestier, le maintien de la TVA à 10 % sur certains travaux forestiers, ou encore des évolutions concernant le débroussaillement obligatoire et les prérogatives communales.
Cette assemblée générale a également permis de renouveler le conseil d’administration de l’association pour le nouveau mandat.
La sénatrice et élue locale Patricia Morhet-Richaud a été reconduite à la présidence, avec pour mission de poursuivre les actions engagées auprès des collectivités forestières.
L’association, qui revendique désormais 120 communes adhérentes, entend poursuivre son accompagnement des élus locaux dans la gestion forestière.
Le bois des Alpes en ligne de mire pour les JO 2030
Parmi les priorités fixées pour les prochaines années figurent l’adaptation des forêts au changement climatique, le renforcement de la prévention des incendies, le soutien à la filière bois locale et la valorisation du Bois des Alpes dans les projets liés aux Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030.
"Aucune commune, qu’elle soit propriétaire ou pas, ne peut désormais dire que la forêt ne la concerne pas", a notamment insisté Patricia Morhet-Richaud lors de son rapport moral, soulignant la nécessité d’une mobilisation collective face aux enjeux environnementaux et économiques du territoire.







