La colère née de l’effondrement des ombrières de SuperDévoluy a fini devant le tribunal.
Un commerçant de 58 ans, installé dans la station depuis une quinzaine d’années, a été condamné ce jeudi 21 mai par le tribunal correctionnel de Gap après plusieurs débordements survenus dans les semaines suivant la chute d’une structure photovoltaïque, le 17 février 2026, qui avait écrasé son véhicule utilitaire.
À la suite de cet épisode, une société missionnée pour remorquer les centaines de véhicules immobilisés sur le parking avait été prise pour cible par le quinquagénaire.
Selon les débats à l’audience, l’homme avait adressé des messages particulièrement virulents au personnel de dépannage.
La maire du Dévoluy, Alexandra Butel, a également dénoncé plusieurs propos insultants et menaçants à son égard.
À l’audience, le prévenu a contesté une partie des faits, tout en reconnaissant avoir traversé une période de forte tension après la perte de son véhicule professionnel en pleine saison touristique.
Selon le Dauphiné Libéré, le tribunal l’a finalement reconnu coupable et condamné à 100 heures de travaux d’intérêt général, à effectuer sous 18 mois, sous peine de six mois d’emprisonnement.
Il devra également verser 500 euros de dommages et intérêts à la société de dépannage, ainsi qu’un euro symbolique à la maire et à la commune au titre du préjudice moral.
Pendant trois ans, il lui est aussi interdit d’entrer en contact avec l’édile, de se rendre à la mairie et de détenir une arme.







