Face à des chiffres de la sécurité routière qui se dégradent, plus de sévérité sur les Hautes-Alpes. « Sur le Département des Hautes-Alpes, les bilans d’accidents, de blessés et de tués étaient meilleurs que l’an passé, jusqu’à la fin du mois de mai. L’effort des habitants, les contrôles de la gendarmerie et de la police plus fréquents, mais aussi des véhicules externalisés, ont amené le département à être plus sûr pour les cinq premiers mois de l’année. Ce bilan s’est rapidement dégradé au mois de juin » explique le préfet des Hautes-Alpes, Philippe Bailbé.
« La route ça doit être la vie, les vacances, les souvenirs mais pas la mort »
Au micro d’Alpes 1, il indique que les contrôles des forces de l’ordre vont être encore plus renforcés notamment à l’attention des motards. Au mois de juin, trois motards ont perdu la vie sur le territoire. Des contrôles conjoints entre la police et les carabiniers italiens seront aussi conduits.
Le préfet qui va aussi mettre en place, dès le début du mois de juillet, la possibilité de suspendre le permis de conduire en cas de téléphone au volant. Pour l’heure, en France, neuf départements appliquent cette suspension immédiate du permis.
« Dans une petite dizaine de départements, le préfet a compétence pour décider du retrait du permis lorsque le conducteur est verbalisé pour une utilisation du téléphone. J’ai décidé de mettre en œuvre cette mesure de façon pondéré, notamment lorsque l’utilisation du portable est corrélée à une autre infraction comme le franchissement d’une ligne »
A l’antenne d’Alpes 1, le préfet est également revenu sur la question de la prédation.
« Chaque attaque de loup est un drame pour l’éleveur ».
Le 8 juin dernier, une plainte contre l’Etat avait été déposée par les syndicats agricoles JA et FDSEA pour « mise en danger de la vie d’autrui ». Plainte alors qu’une louve, découverte, en mai dernier, dans un piège à renard, en Seine Maritime, a été relâchée dans l’arc alpin. Pour ces syndicats agricoles, « l’Etat met volontairement en péril la vie de nos animaux ».
Sur cette question, le représentant de l’État indique qu’il s’est entretenu avec les syndicats agricoles et la Chambre d’Agriculture. « Il ne m’appartient pas de commenter la décision qui a été prise après une consultation de spécialistes. Je ne sais pas où elle a été relâchée mais le choix a été fait de le faire loin des activités humaines » ajoute le préfet.
« Cette plainte a été classée par la Procureure de la République car il n’y a pas d’infraction. Cette plainte est symbolique. C’est un message politique » conclut le préfet.
Notez qu’en début de semaine, huit nouveaux lieutenants de louveterie ont été accueillis sur les Hautes-Alpes. Il y en a 30 désormais sur le territoire. Depuis le début de l’année, 5 loups ont été tués par les lieutenants selon la préfecture, « il y a eu 32 attaques contre 49 l’an passé. Il y a eu 101 victimes, contre 92 l’an passé ».
Migration irrégulière dans les Hautes-Alpes, « depuis un mois, les arrivés à Montgenèvre ont diminué »
Au mois de mai 2025, un contrôle inopiné du contrôleur général des lieux de privation de liberté avait été conduit à la Police aux Frontière de Montgenèvre. En novembre dernier, une vingtaine de recommandations avait été publiées.
Le contrôleur général pointant des « dysfonctionnements qui entrainent des atteintes graves au droits des personnes », avec des « locaux inadaptés, sous-dimensionnés » mais aussi « dépourvus d’équipements indispensables ». Des lieux qualifiés d’insalubre par le rapport avec « des poubelles non vidées, des taies d’oreiller maculées de saleté et de traces de sang »
« Nous allons encore améliorer les conditions de la rétention administrative »
Selon le représentant de l’État, « des travaux ont été réalisés pour améliorer les conditions de l’accueil des familles avec enfants. Nous avons des kits pour les bébés par exemple. Nous avons un nettoyage quotidien, mais aussi de la climatisation dans les modules. Nous avons également amélioré la nourriture ».
Philippe Bailbé indique également que des travaux sont conduits sur les locaux, « trois nouveaux modulaires sont installés pour séparer les femmes, les familles avec enfants et les hommes. Ils doivent permettre d’améliorer les conditions de cette rétention très temporaire ».
Une extension du bâtiment doit être réalisée « au plus tard pour la fin de l’année 2029 ».







