Handicap, une nuit sous la tente à Gap pour interpeller face à la difficulté de se loger

Handicap, une nuit sous la tente à Gap pour interpeller face à la difficulté de se loger

Selon APF France Handicap 05, se loger relève du « parcours du combattant » pour les personnes en situation de handicap

Une nuit sous la tente pour interpeller face à la difficulté de se loger pour les personnes en situation de handicap. Une mobilisation est organisée ce lundi sur le parvis du Conseil départemental à Gap à l’initiative de l’association APF France Handicap territoire des Alpes.

Une réunion publique sera organisée dès 16h30 avant un repas partagé vers 19h00 puis l’installation sous les tentes. Une dizaine de personnes, en situation de handicap ou salariés, devraient passer la nuit sous une tente.

Objectif : interpeller les élus, les parlementaires, les bailleurs sociaux mais aussi les agences immobilières. Selon APF France Handicap, se loger relève du « parcours du combattant ».

 

« Nous avons à l’APF 05, une liste de 31 demandeurs en attente de logements adaptés à leurs besoins, et plus des deux tiers se trouvent sur le bassin gapençais. Ces personnes n’ont pas de réponses alors qu’elles sont demandeuses depuis plusieurs mois ou années »

 

« Certains restent chez eux car ils n’ont pas la possibilité de sortir. Nous avons le cas d’une personne qui ne peut pas accéder à ses toilettes et qui fait ses besoins dans la salle de bain. Ce n’est pas digne. Vous êtes empêchés de vivre chez vous dignement » souligne sur Alpes 1 Catherine Duroc, du conseil APF France Handicap 05. 

L’APF France Handicap dans les Hautes-Alpes pointe également des discriminations pour les personnes en situation de handicap, « souvent, il y a une réticence, sur différents niveaux : pour les ressources, ou encore selon le type de handicap. »

 

« Ces personnes ne sont pas visibles publiquement. C’est une des raisons de l’action » 

 

Catherine Duroc pointe également la loi ELAN, « c’est un énorme retour en arrière. Elle a réduit les logements accessibles à 20% et à 80% les logements évolutifs. Mais un logement accessible pour la loi ELAN, c’est un logement qui peut avoir une baignoire… pour une personne qui est en fauteuil roulant, elle ne pourra pas l’utiliser »


APF France Handicap souhaite désormais l’obligation de 100% des logements accessibles, mais aussi le recensement systématique des logements accessibles et adaptés par les Commissions Communales et Intercommunales d’Accessibilité. L’association plaide également pour un fichier départemental commun des offres et demandes de logements avec les critères de la loi DALO. 

L’intégralité de l’interview de Catherine Duroc est à écouter dans sa version longue ci-dessous