Fin de vie : Alliance VITA mobilisée à Gap contre la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté

Fin de vie : Alliance VITA mobilisée à Gap contre la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté

Une cinquantaine de personnes se sont rassemblées ce lundi à Gap à l’appel d’Alliance VITA, alors que l’Assemblée nationale poursuit l’examen de la proposition de loi sur l’aide à mourir. L’association dénonce un texte qu’elle juge dangereux pour les personnes les plus vulnérables.

Alors que les députés ont entamé la troisième lecture de la proposition de loi visant à autoriser l’euthanasie et le suicide assisté, un rassemblement s’est tenu ce lundi sur l’Esplanade de la Paix-Nelson Mandela à Gap, à l’initiative de Alliance VITA.

Cette mobilisation s’inscrivait dans une journée nationale d’actions organisée dans plus de cinquante villes françaises.

Les participants ont relayé le slogan choisi par l’association : "Nos mourants ne sont pas des encombrants", accompagné du message "Aucune vie n’est de trop".

Alliance VITA estime que la réponse à la souffrance liée à la maladie, au handicap, à la dépendance ou à la fin de vie doit passer par le développement de l’accompagnement et des soins plutôt que par une évolution de la législation sur l’aide à mourir.

Des inquiétudes sur les conséquences du texte

Les opposants au projet de loi ont exprimé leurs préoccupations concernant plusieurs aspects du texte actuellement débattu au Parlement.

Selon eux, la légalisation de l’euthanasie ou du suicide assisté pourrait avoir des conséquences sur la politique de prévention du suicide, la relation entre soignants et patients et la perception sociale des personnes âgées, malades ou en situation de handicap.

Les participants ont également souligné les difficultés persistantes d’accès aux soins palliatifs dans certains territoires.

Présent lors du rassemblement, Jacques Malefond, membre de l'association à Gap, a estimé que les personnes en fin de vie risquaient d’être fragilisées par un manque d’accompagnement ou d’attention. Selon lui, la loi actuellement débattue pourrait avoir un effet de stigmatisation sur certaines personnes vulnérables en donnant le sentiment que leur vie serait moins digne d’être protégée.

L’association assure vouloir poursuivre ses actions tout au long du débat parlementaire et réaffirme son engagement en faveur de la protection des personnes les plus fragiles.