Face aux difficultés croissantes rencontrées par les entreprises du bâtiment et des travaux publics, Valérie Rossi interpelle le gouvernement.
Dans un communiqué diffusé ce 2 juillet, la députée de la deuxième circonscription des Hautes-Alpes indique avoir adressé un courrier à Laurent Panifous afin de demander l’inscription rapide à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale d’une proposition de loi destinée à lutter contre les retards de paiement entre entreprises.
Cette démarche intervient dans le prolongement de la réunion de crise organisée le 23 juin par le préfet des Hautes-Alpes avec les acteurs du secteur du BTP. Selon Valérie Rossi, l’ensemble de la profession partage le même constat : la situation économique du secteur se dégrade rapidement.
L’élue pointe notamment les conséquences du contexte international, la hausse durable des coûts des matériaux et de l’énergie, le ralentissement de la commande publique et privée, les tensions sur les trésoreries, les difficultés de recrutement ainsi que l’augmentation des charges pesant sur les entreprises.
Selon elle, ces facteurs fragilisent aujourd’hui de nombreuses sociétés, y compris parmi les plus solides, et font craindre une multiplication des défaillances et des suppressions d’emplois.
La trésorerie au cœur des préoccupations
Pour Valérie Rossi, la réduction des retards de paiement constitue l’un des leviers les plus immédiats pour soutenir les entreprises.
Elle souligne que plusieurs milliards d’euros restent immobilisés en raison de délais de paiement excessifs, ce qui pèse directement sur les PME et les artisans dont l’activité demeure pourtant viable.
La proposition de loi adoptée à l’unanimité par le Sénat prévoit notamment de renforcer les sanctions contre les mauvais payeurs, d’améliorer le recouvrement des pénalités de retard et de responsabiliser davantage les donneurs d’ordre, qu’ils soient publics ou privés.
La députée appelle désormais le gouvernement à transformer le consensus politique en mesures concrètes.
"Derrière les chiffres, ce sont des entreprises, des artisans, des salariés et des familles qui s’inquiètent pour leur avenir. Nous ne pouvons pas attendre que de nouvelles entreprises disparaissent avant d’agir", affirme-t-elle.
Tout en reconnaissant que cette proposition de loi ne résoudra pas à elle seule l’ensemble des difficultés du secteur, Valérie Rossi estime qu’elle pourrait apporter "une réponse utile, pragmatique et immédiatement applicable" pour redonner de l’oxygène aux trésoreries des entreprises du BTP.
Pour l’élue haut-alpine, soutenir les entreprises du bâtiment revient à préserver l’emploi et le tissu économique local dans un contexte particulièrement tendu pour la filière.







