La sécheresse gagne du terrain dans les Hautes-Alpes.
Par arrêté préfectoral, le bassin versant de la Moyenne Durance – zone de Serre-Ponçon est désormais placé en situation de vigilance sécheresse. Cette décision intervient après une analyse de l’évolution de la ressource en eau menée à l’échelle du bassin de la Durance, partagé entre plusieurs départements du sud-est de la France.
Les services de l’État soulignent que les précipitations enregistrées depuis l’automne dernier ont été contrastées.
Si les importantes pluies de février ont permis une bonne recharge des nappes phréatiques, les épisodes de chaleur et le manque de précipitations observés au printemps et au début de l’été commencent à produire leurs effets.
Les cours d’eau bénéficient encore du "capital hydrique hivernal", mais les débits diminuent rapidement sous l’effet des températures élevées et de la sécheresse.
Les retenues artificielles conservent pour l’heure un niveau de remplissage jugé satisfaisant, mais les apports se réduisent progressivement.
Pas de restrictions, mais un appel à la sobriété
Le niveau de vigilance ne s’accompagne d’aucune interdiction d’usage de l’eau. Les particuliers, collectivités, entreprises et agriculteurs sont toutefois invités à adopter dès maintenant des comportements économes afin d’éviter une aggravation de la situation.
La préfecture rappelle que cette phase constitue avant tout un signal d’alerte destiné à anticiper d’éventuelles mesures plus contraignantes si les conditions météorologiques ne s’améliorent pas.
Une situation suivie de près
Les prévisions pour les deux prochaines semaines annoncent en effet le maintien d’un temps globalement chaud et sec.
Dans son communiqué, la préfecture des Hautes-Alpes souligne que "cette situation de sécheresse et les perspectives météorologiques dans les prochains jours justifient aujourd’hui de placer le bassin versant de la Moyenne Durance amont – zone de Serre-Ponçon en situation de vigilance".
Les responsables locaux sont également invités à suivre avec attention l’évolution de la ressource en eau et des prélèvements effectués.
"La préservation de la ressource en eau et des milieux aquatiques est l’affaire de tous", rappelle enfin l’État.







