Le dossier de la "louve normande" rebondit dans les Alpes du Sud.
Dans un communiqué commun publié ce vendredi, les Jeunes Agriculteurs des Hautes-Alpes et des Alpes-de-Haute-Provence affirment qu’un loup équipé d’un collier GPS a été abattu à La Bréole, dans les Alpes-de-Haute-Provence, dans le cadre d’un tir de défense autorisé pour protéger les troupeaux.
Selon le syndicat agricole, plusieurs éléments laissent penser qu’il pourrait s’agir de la louve retrouvée vivante dans un piège à renards en Seine-Maritime le 10 mai dernier, avant d’être relâchée par les services de l’État dans l’arc alpin.
Les Jeunes Agriculteurs précisent ne pas disposer de confirmation officielle sur l’identité de l’animal abattu, mais jugent le "faisceau d’indices troublant".
"Au regard des informations communiquées par l’OFB, les Jeunes Agriculteurs en déduisent qu’il pourrait s’agir de la louve normande", écrivent-ils.
Le syndicat demande désormais à avoir accès aux données GPS du loup prélevé afin de connaître son origine et ses déplacements récents.
"Qui est-il ? D’où vient-il ?", interrogent les représentants agricoles, qui rappellent que de nombreuses attaques sur des troupeaux ont été recensées ces dernières semaines dans le secteur.
L’État mis en cause
Les Jeunes Agriculteurs reprochent également aux services de l’État d’avoir procédé au relâcher de ce spécimen dans l’arc alpin, une décision qu’ils avaient dénoncée dès le mois de mai. "L’arc alpin n’est pas un sanctuaire à loups, ni une zone d’expérimentation", rappellent-ils dans leur communiqué.
Le syndicat réclame désormais la communication du tracé GPS de la louve relâchée ainsi qu’un bilan détaillé des éventuels dégâts qui pourraient lui être attribués.
Les organisations agricoles rappellent enfin avoir déposé une plainte le 8 juin dernier pour contester le choix de relâcher l’animal dans les Alpes. Elles affirment ne disposer, à ce jour, d’aucune information sur les suites données à cette procédure. Les Jeunes Agriculteurs demandent désormais aux procureurs des départements de l’arc alpin de communiquer sur l’avancement des plaintes déposées.
À ce stade, aucune confirmation officielle n’a été apportée quant à l’identité du loup abattu à La Bréole ni sur un éventuel lien avec la louve capturée puis relâchée au printemps dernier.







