Alors que l’incendie continue de mobiliser d’importants moyens dans le massif du Bois Noir, la réaction des autorités est désormais contestée sur le terrain politique.
Dans un communiqué diffusé ce jeudi, les Écologistes des Hautes-Alpes apportent d’abord leur "plein soutien" aux habitants, aux élus des communes concernées et aux sapeurs-pompiers engagés sur le front du feu.
Le parti reproche toutefois au préfet des Hautes-Alpes Philippe Bailbé de ne pas avoir engagé suffisamment tôt des moyens aériens pour tenter de contenir l’incendie.
Selon les Écologistes, cette décision serait "en contradiction avec sa propre doctrine" et aurait permis au feu de prendre une ampleur bien plus importante. Ils soulignent également que l’argument selon lequel aucune habitation n’était menacée a, selon eux, été remis en cause par l’évacuation du hameau du Plan.
Les Écologistes s’interrogent aussi sur l’absence d’alerte concernant les particules fines susceptibles de remonter la vallée de la Durance jusqu’à Briançon et estiment que cet incendie illustre "les conséquences délétères de l’inaction climatique" ainsi que le manque de moyens consacrés à l’adaptation des territoires de montagne.
Le parti appelle enfin l’État à tirer les enseignements de cet épisode. Il demande qu’en zone de montagne, le principe de précaution conduise à mobiliser des moyens aériens dès les premières heures d’un incendie afin d’éviter sa propagation et de limiter les risques pour les pompiers comme pour la biodiversité.







