Six jours seulement séparent sa sortie de prison des nouveaux faits qui lui sont reprochés.
Libéré le 27 juillet après avoir purgé une peine pour de très graves violences sur sa compagne, un homme de 62 ans a de nouveau été présenté à la justice ce mardi à Gap. Il est accusé d’avoir agressé cette même femme dans la nuit du 1er au 2 août.
Le prévenu conteste toutefois les violences et a demandé un délai pour préparer sa défense. Son procès a été renvoyé au 30 septembre.
Le sexagénaire avait été condamné à huit ans de prison ferme en 2021 pour avoir aspergé sa compagne avec près de deux litres de carburant, dans leur maison de Saint-Firmin. La victime avait ensuite pris feu dans des circonstances qui n’ont jamais été totalement éclaircies.
Brûlée sur près de 80 % du corps, elle avait été plongée dans le coma et avait dû subir une trachéotomie ainsi que plusieurs greffes de peau. Ces séquelles lui ont laissé une infirmité permanente.
À la barre, l’homme a continué de nier avoir volontairement provoqué l’incendie.
Malgré la précédente condamnation, le couple n’avait jamais totalement rompu le contact. Selon l’avocat de la défense, la victime aurait elle-même sollicité son compagnon et serait venue le récupérer lors de sa libération.
Pour prévenir de nouvelles violences, protéger la victime et garantir la présence du sexagénaire lors de son procès, le tribunal a ordonné son maintien en détention provisoire.







