Un cercueil en bois déposé devant les services de l’État, des tracteurs et une banderole accusant les pouvoirs publics de mensonge : les agriculteurs des Hautes-Alpes ont de nouveau affiché leur colère mercredi soir.
Près de 200 personnes ont participé à cette action devant la préfecture de Gap organisée par la FDSEA 05 et les Jeunes agriculteurs. Quelques jours plus tôt, une première mobilisation s’était tenue devant la gendarmerie et les locaux embrunais de l’Office français de la biodiversité.
Le rassemblement fait suite aux révélations concernant la mort de neuf loups dans le nord du département. Trois personnes, soupçonnées d’avoir tué illégalement les animaux, doivent être jugées en janvier prochain.
Plusieurs manifestants ont réclamé l’abandon des poursuites. Les syndicats estiment que les éleveurs sont insuffisamment protégés face à la prédation. "Trop, c’est trop. Nous sommes des travailleurs, pas des tueurs", ont-ils déclaré.
Éric Lions, président de la Chambre d’agriculture des Hautes-Alpes, ainsi que Christian Hubaud, maire de Pelleautier et vice-président du Département, ont participé au rassemblement.
La FDSEA reproche à l’État de consacrer davantage de moyens aux enquêtes sur les tirs de loups qu’à la protection des élevages. Le syndicat affirme qu’il continuera à soutenir les agriculteurs confrontés aux attaques, dont les conséquences touchent selon lui des exploitations, des familles et des villages entiers.







