Embrunman : assommé dans l’eau, un triathlète belge met en cause la sécurité du départ

Embrunman : assommé dans l’eau, un triathlète belge met en cause la sécurité du départ

Joren Thys affirme avoir perdu connaissance après avoir reçu un violent coup à la tête dans les premiers mètres de natation de l’Embrunman. Le Belge, qui dit avoir échappé de peu à la noyade, critique désormais la sécurité du départ en masse.

Le départ de l’Embrunman a tourné court pour Joren Thys. Samedi 15 août, le triathlète belge figurait parmi les concurrents attendus aux avant-postes lorsqu’il a été victime d’un incident dès les premières centaines de mètres de natation.

"Dans les 200 premiers mètres, j’ai reçu un violent coup à la tête et perdu connaissance", raconte-t-il sur Instagram.

Selon son récit, personne n’aurait immédiatement remarqué sa situation. Il dit s’être réveillé "en panique, à bout de souffle et en train d’avaler de l’eau" avant de parvenir à regagner la rive par ses propres moyens.

Pris en charge par les secours, il est ensuite resté sous surveillance pendant plus d’une heure.

L’organisation défend son dispositif

L’épisode a surtout conduit Joren Thys à s’interroger sur les conditions de sécurité lors du départ, qui rassemble près de 1 000 nageurs simultanément. "Je ne me suis pas senti en sécurité lorsque j’avais besoin d’aide", affirme-t-il, appelant à revoir le dispositif.

Gérald Iacono, patron historique de l’Embrunman, rejette cette critique auprès du Dauphiné Libéré. Il rappelle que 15 kayaks, quatre canoës et sept bateaux accompagnaient les nageurs, avec notamment huit secouristes de la Croix Blanche. Selon lui, le dispositif ne peut guère être renforcé davantage.

Joren Thys n’exclut malgré tout pas de revenir participer à l’Embrunman à l’avenir.