Un territoire fortement touché cet été
Le dérèglement climatique se fait déjà sentir dans les territoires de montagne. Dans les Hautes-Alpes, plusieurs événements survenus cet été ont particulièrement marqué le territoire.
Les 27 et 28 août, des laves torrentielles ont emporté plusieurs secteurs de la route touristique du Pré de Madame Carle. Entre L’Argentière-la-Bessée et Freissinière, près de 500 hectares ont également été touchés par des incendies. Des coulées de boue ont par ailleurs isolé plusieurs territoires, notamment le Queyras, la Clarée et l’Izoard.
Ces événements interviennent alors que le territoire se prépare à accueillir les JOP d’hiver 2030. Ils soulèvent donc des questions sur la capacité de la montagne à supporter de nouveaux aménagements.
Des projets qui suscitent des interrogations
À Montgenèvre, 5,5 hectares de mélèzes du bois du Prarial doivent être défrichés afin d’accueillir des épreuves des Jeux. Dans le même temps, les investissements liés aux JOP sont présentés par certains comme un moyen de prolonger l’activité du ski pendant plusieurs années.
Mais le réchauffement climatique pourrait rendre cette activité plus difficile à maintenir. Le communiqué évoque notamment la nécessité de construire davantage de retenues d’eau, de produire plus de neige artificielle et éventuellement de développer de nouveaux fronts de neige à plus de 2 000 mètres d’altitude.
Quel avenir pour la montagne ?
Ces différents projets posent la question de l’équilibre entre développement touristique et protection de l’environnement. Un communiqué publié s’interroge notamment sur l’impact des investissements liés aux Jeux et sur la place du Comité international olympique (CIO) et des intérêts privés dans l’évolution du territoire.
Des initiatives citoyennes cherchent également à proposer une autre manière de penser la montagne. Le CAOJOP défend notamment une proposition de réserve naturelle d’enfance protégée, avec l’objectif de développer une relation différente au territoire.
Alors que les conséquences du changement climatique deviennent de plus en plus visibles, le débat sur l’avenir de la montagne devrait donc continuer à prendre de l’importance à l’approche des JOP 2030.







