À Briançon, une rechute qui entraîne plusieurs infractions
Le premier dossier concerne un homme de 29 ans, déjà connu de la justice. Après sa sortie de détention en juin, il avait repris une vie professionnelle et semblait avoir engagé une période plus stable. Des contrôles toxicologiques s’étaient notamment révélés négatifs.
Cette situation n’a toutefois pas duré. Selon les éléments présentés à l’audience, une période de consommation intensive s’est installée au mois d’août. Le prévenu a lui-même parlé d’une « rechute », expliquant que des difficultés personnelles avaient contribué à cette reprise de consommation.
En l’espace d’une dizaine de jours, plusieurs faits lui sont reprochés à Briançon. Des installations du parking Chancel ont été endommagées, notamment des panneaux, des portes et des barrières. Quelques jours plus tard, deux sacoches ont été dérobées dans un commerce de la rue Centrale. Le prévenu est également accusé d’avoir pénétré dans un garage et d’avoir forcé une voiture afin d’y effectuer des recherches.
Les faits avaient été commis alors qu’il était déjà soumis à des obligations judiciaires et qu’il avait plusieurs condamnations inscrites à son casier.
Lors de l’audience, sa défense a insisté sur la nécessité d’un accompagnement médical et d’une prise en charge de l’addiction. Le ministère public a, de son côté, demandé une réponse pénale ferme, compte tenu notamment de la répétition des infractions.
Le tribunal a finalement prononcé une peine de deux ans d’emprisonnement, dont un an assorti d’un sursis probatoire. Des précédentes peines avec sursis ont également été révoquées.
À Gap, une tentative de vol pour rembourser une dette
Le second dossier concerne un homme de 32 ans poursuivi après une scène survenue mercredi 23 septembre dans le centre de Gap.
D’après les éléments évoqués devant le tribunal, une jeune femme de 19 ans aurait été contrainte de retirer 50 euros à un distributeur de la Banque Postale. Le prévenu aurait utilisé une arme de poing factice pour parvenir à ses fins. La situation a rapidement dégénéré lorsqu'une témoin a donné l’alerte. Le suspect a pris la fuite avant d’être poursuivi puis interpellé par les forces de l’ordre.
Au cours de l’audience, l’homme a expliqué avoir agi sous la pression d’une dette. Il devait rembourser une somme plus importante à son fournisseur de stupéfiants et aurait été confronté à un ultimatum. Il a également reconnu une consommation quotidienne importante de cocaïne. Son parcours judiciaire comporte plusieurs condamnations antérieures. Une précédente tentative de se sortir de cette dépendance l’avait notamment conduit à être hospitalisé à Laragne.
La question des soins au cœur des débats
Dans les deux affaires, la consommation de stupéfiants a occupé une place importante dans les débats. Les avocats ont notamment mis en avant la nécessité de traiter l’addiction afin de limiter le risque de récidive.
Le ministère public a, pour sa part, souligné la gravité des faits reprochés, notamment dans le dossier gapençais, où une arme factice avait été utilisée pour obtenir de l’argent.
Ces deux affaires, rapportées par Le Dauphiné Libéré, illustrent ainsi la difficulté rencontrée par certains justiciables confrontés à la fois à une dépendance aux stupéfiants et à des antécédents judiciaires.
À l’issue de son jugement, le second prévenu a été condamné à trois ans de prison, dont 21 mois assortis d’un sursis probatoire.







