Hautes-Alpes : une dispute entre collégiennes dégénère en bagarre générale sur le parking d'Auchan, quatre condamnations à Gap

Hautes-Alpes : une dispute entre collégiennes dégénère en bagarre générale sur le parking d'Auchan, quatre condamnations à Gap

Six personnes étaient poursuivies après une violente altercation entre deux familles, survenue le 8 février dernier sur le parking du supermarché Auchan à Gap. Ce mardi 13 octobre, le tribunal a condamné quatre prévenus à des peines de prison avec sursis, tandis qu'un père et sa fille ont été relaxés au titre de la légitime défense.

Une querelle entre adolescentes sur les réseaux sociaux avait fini par provoquer un affrontement entre deux familles. Huit mois après cette violente rixe sur le parking d'Auchan à Gap, le tribunal a rendu sa décision.

Quatre membres d'une même famille ont été reconnus coupables de violences en réunion, dont l'un avec un tournevis. Les peines prononcées vont de six mois à deux ans d'emprisonnement avec sursis.

Une jeune femme de 19 ans, enceinte au moment des faits, et son mari ont chacun été condamnés à huit mois de prison avec sursis. Un homme de 60 ans a reçu six mois avec sursis, tandis qu'un autre prévenu, âgé de 42 ans, a été condamné à deux ans avec sursis pour avoir notamment utilisé un tournevis.

Le tribunal reconnaît la légitime défense pour deux prévenus

À l'origine de cet affrontement, une dispute entre deux collégiennes, prolongée sur les réseaux sociaux par leurs grandes sœurs. Les familles s'étaient finalement donné rendez-vous le 8 février sur le parking du supermarché pour s'expliquer. Mais la rencontre avait rapidement dégénéré en violences.

Une jeune femme de 20 ans et son père de 48 ans étaient également poursuivis pour leur participation à la bagarre.

Le tribunal a toutefois prononcé leur relaxe, considérant qu'ils avaient agi en état de légitime défense.

La jeune femme avait notamment porté des coups de poing à sa rivale après avoir été sortie de force de son véhicule. Les magistrats ont estimé que sa réaction n'était pas disproportionnée.

Son père avait, de son côté, blessé des personnes avec un scalpel en intervenant pour défendre sa fille. Là encore, la justice a retenu la légitime défense, estimant que l'usage de cette arme était proportionné.

Concernant les véhicules utilisés par le père et sa fille, le tribunal n'a pas retenu d'intention de commettre des violences.

Les réquisitions du parquet n'ont donc été que partiellement suivies. Les quatre autres prévenus ont été condamnés, mais plusieurs ont reçu des peines inférieures à celles demandées par le ministère public.