La contestation se poursuit autour des mobilisations lycéennes dans les Hautes-Alpes.
Dans un communiqué diffusé ce vendredi 16 octobre, SUD Éducation 05 et la FCPE 05 dénoncent les sanctions prononcées à l’encontre d’une quinzaine d’élèves du lycée professionnel Alpes et Durance d’Embrun.
Selon les deux organisations, les lycéens ont été exclus pendant deux jours après avoir "participé à une manifestation devant l’établissement" le lundi 5 octobre.
Des exclusions jugées irrégulières
SUD Éducation estime que ces sanctions ont été décidées sans respecter plusieurs principes normalement applicables en matière disciplinaire.
Le syndicat cite notamment le principe du contradictoire, l’individualisation et la proportionnalité des sanctions.
Selon le communiqué, les familles auraient été averties par téléphone puis par courriel le lendemain, "ne laissant aucune possibilité d’être entendu, ni de se défendre". Les organisations affirment également que le message reçu ne mentionnait pas les voies de recours.
Elles contestent aussi le fait que la même exclusion de deux jours aurait été appliquée à l’ensemble des élèves concernés, sans tenir compte de leur situation individuelle ou de leurs éventuels antécédents disciplinaires.
Le communiqué évoque notamment le cas d’un élève qui n’aurait jamais été sanctionné auparavant et auquel il aurait été indiqué que cette exclusion serait versée à son dossier scolaire.
SUD Éducation saisit le rectorat
Pour SUD Éducation 05, la sanction porte également atteinte au droit de manifester et à la liberté d’expression des élèves. Cette appréciation est celle du syndicat, qui qualifie la décision d’"abus d’autorité manifeste".
L’organisation indique avoir adressé un courrier au recteur de l’académie d’Aix-Marseille ainsi qu’au directeur académique des services de l’Éducation nationale des Hautes-Alpes. La FCPE a également écrit au rectorat.
Les deux organisations demandent désormais le retrait des sanctions pour tous les élèves concernés et un rappel à l’ordre de la proviseure du lycée.
Elles préviennent qu’en l’absence de "réponse satisfaisante", elles entendent contester les exclusions devant la justice.







