Un appel national à l'unité devant les mairies. Ce lundi 19 octobre, les élus municipaux et les habitants qui le souhaitent sont invités à se réunir à partir de midi, ou plus tard dans la journée, en réaction aux violences survenues samedi dans plusieurs villes françaises.
À l'origine de cette initiative, l'Association des maires de France (AMF), qui condamne les incendies de bâtiments publics et les pillages de commerces commis en marge des manifestations contre la vie chère.
"Avec les incendies de mairies et de bâtiments publics, ainsi que les pillages de commerces, ce ne sont pas seulement les institutions publiques qui sont attaquées, mais de façon bien plus grave, les libertés publiques de tous les Français", dénonce l'association.
L'AMF estime que ces violences ont franchi un seuil inacceptable, tout en distinguant leurs auteurs des participants aux manifestations qui se sont déroulées pacifiquement.
Jean-Michel Arnaud réclame une "fermeté sans faille"
Dans les Hautes-Alpes, l'appel est relayé par le sénateur centriste Jean-Michel Arnaud, également président de l'association départementale des maires.
Le parlementaire annonce son intention d'intervenir cette semaine au Sénat pour réclamer des sanctions contre les auteurs des violences, bien que les Alpes du Sud ont été plutôt épargnées par le phénomène.
"Je porterai cette semaine au Sénat une parole pour une réponse d'une fermeté sans faille face aux agissements d'une minorité d'extrémistes et de casseurs", affirme-t-il.
"La République ne doit et ne peut plus trembler. Le saccage des commerces et des équipements publics ne peut en aucun cas être toléré", poursuit le sénateur.
Jean-Michel Arnaud renouvelle également sa confiance aux forces de l'ordre et appelle les lycéens souhaitant défendre leur avenir à rester chez eux durant les prochaines semaines.
Dans les Hautes-Alpes, la mobilisation du samedi 17 octobre avait principalement concerné Gap, où entre 800 et 1000 personnes avaient manifesté, selon les estimations disponibles.







