Depuis le début du mois d’octobre, les automobilistes doivent payer pour stationner dans la contre-allée de l’avenue d’Embrun, entre les rues Maréchal-Foch et Émile-Didier, devant les bâtiments de la Luysanne et des Pignerolles. Ce secteur accueille plusieurs commerces et services, notamment une pharmacie, un hôtel et un cabinet de kinésithérapie.
Pour certains professionnels, cette décision pourrait permettre de mettre fin aux stationnements prolongés qui empêchaient les clients de trouver une place. Selon Le Dauphiné Libéré, la directrice de l’entreprise Passion Piscine avait notamment alerté la municipalité sur les difficultés rencontrées depuis plusieurs années, en raison de véhicules immobilisés parfois pendant plusieurs jours.
Des commerçants partagés
Joseph Imbrogno, qui dirige la boutique informatique NLJ PC depuis 18 ans, s’inquiète des conséquences pour sa clientèle. Il aurait préféré la mise en place de places d’arrêt minute, mieux adaptées aux besoins des commerces. Il reconnaît néanmoins que le secteur est devenu particulièrement saturé, notamment depuis la disparition du parking de la gare et le lancement de travaux à proximité.
La directrice de Passion Piscine estime, de son côté, que le stationnement payant pourrait améliorer la situation. Elle espérait toutefois davantage de places réservées aux arrêts courts et des contrôles renforcés contre les véhicules ventouses.
La première heure de stationnement reste gratuite, répartie en deux périodes de 30 minutes, un dispositif susceptible de limiter les conséquences pour les clients venus effectuer des achats rapides.
Les riverains craignent une facture supplémentaire
Du côté des habitants, les avis divergent également. Certains usagers voient dans cette mesure un moyen de faciliter le stationnement, tandis que d’autres redoutent de perdre une solution pratique pour garer leur véhicule près de leur domicile.
Une habitante de la Luysanne, qui rencontre des difficultés pour utiliser son garage souterrain trop étroit, regrette notamment la disparition des places gratuites. Elle aurait préféré des emplacements réservés aux résidents ou des tarifs préférentiels.
Si cette nouvelle réglementation pourrait libérer des places pour les visiteurs et les clients des commerces, son impact sur les habitudes des habitants reste donc au cœur des préoccupations. À Gap, l’enjeu sera de concilier la rotation des véhicules avec les besoins quotidiens des riverains et des professionnels.







