Orcières Merlette : les habitants réclament un tarif préférentiel pour se garer

Orcières Merlette : les habitants réclament un tarif préférentiel pour se garer

À Orcières Merlette, la généralisation du stationnement payant à partir du 12 décembre suscite des réactions parmi les habitants et les travailleurs saisonniers. Une pétition, qui avait recueilli 62 signatures au 28 octobre, demande la création d’un tarif adapté aux personnes vivant ou travaillant à l’année dans la station. La mairie, qui juge difficile de vérifier le statut de résident, a écarté

L’extension du stationnement payant à l’ensemble du domaine public d’Orcières Merlette ne fait pas l’unanimité. Alors que la mesure doit entrer en vigueur le 12 décembre 2026, une partie des habitants conteste l’absence de tarif spécifique pour les résidents permanents et les saisonniers.

Adoptée lors du conseil municipal du 21 octobre, cette nouvelle organisation prévoit de rendre le stationnement payant de 9 heures à 17 heures, jusqu’en avril. La décision intervient dans un contexte de réduction des places disponibles, liée aux travaux de construction d’un nouveau parking à l’emplacement de l’ancien parking du marché.

Jusqu’à présent, le stationnement était déjà payant à proximité des pistes depuis décembre 2024. Les tarifs annoncés restent fixés à huit euros la journée ou 250 euros pour un forfait couvrant la saison de quatre mois.

Un coût jugé trop élevé pour les habitants et les saisonniers

Pour contester cette absence de distinction entre visiteurs et personnes présentes toute l’année, une pétition a été lancée. Au 28 octobre à 18 heures, elle avait recueilli 62 signatures.

Parmi les signataires, des commerçants et des habitants estiment que le forfait saison représente une dépense importante, notamment pour les salariés qui viennent travailler dans la station pendant l’hiver. Tous ne disposent pas nécessairement de 250 euros à avancer au début de la saison.

Le débat ne porte pas tant sur le principe du stationnement payant que sur l’absence de conditions préférentielles pour ceux qui vivent ou travaillent sur place. Certains habitants soulignent également que la fréquentation atteint surtout des niveaux élevés autour du Nouvel An et pendant les vacances de février. Selon eux, faire payer le stationnement sur une période aussi longue ne correspond pas aux moments où les difficultés pour trouver une place sont les plus importantes.

Autre préoccupation soulevée : le paiement du forfait saison ne garantit pas nécessairement de trouver une place disponible lorsque les parkings sont saturés.

La question des salariés qui viennent de la vallée

La nouvelle organisation concerne aussi les travailleurs qui rejoignent quotidiennement la station depuis la vallée. Un parking gratuit avec des navettes doit leur permettre de limiter les frais de stationnement.

Toutefois, les horaires de ce dispositif restent une source d’interrogation pour certains salariés, notamment ceux qui travaillent dans la restauration et terminent leur service tard le soir.

Des habitants ont également évoqué la situation des pompiers volontaires et des soignants, dont les déplacements peuvent répondre à des contraintes particulières. Pour les signataires de la pétition, la question dépasse donc le seul coût du stationnement : elle touche aussi aux conditions de vie et de travail dans la station.

Pourquoi la mairie refuse-t-elle un tarif résident ?

La municipalité justifie son refus par la difficulté à déterminer qui habite réellement à l’année à Orcières Merlette. Elle craint notamment que certains propriétaires de résidences secondaires déclarent leur logement comme résidence principale afin de bénéficier d’un tarif réduit.

À ce stade, seuls les services techniques communaux doivent être exonérés du paiement. Une aide du Centre communal d’action sociale (CCAS) est également prévue pour les foyers rencontrant des difficultés financières.

Contacté par Le Dauphiné Libéré, le maire Sébastien Rouit a indiqué ne pas avoir eu connaissance de la pétition et n’a pas souhaité commenter la demande à ce stade.

Le désaccord reste donc entier entre les signataires, qui souhaitent une prise en compte des contraintes des habitants et des saisonniers, et la municipalité, qui met en avant les difficultés de contrôle. Avec la mise en place du dispositif prévue en décembre, la question d’un éventuel aménagement des tarifs demeure au cœur des préoccupations exprimées dans la station.