Des commerçants qui ne prévoient pas de mesures particulières
Dans le centre de Gap, la perspective d'une nouvelle journée de mobilisation ne provoque pas de mouvement particulier parmi les commerçants. Plusieurs professionnels interrogés par Le Dauphiné Libéré expliquent ne pas redouter spécialement le passage d'un cortège dans leurs rues.
René Fine, qui vient tout juste d'ouvrir une galerie d'art rue Carnot, ignorait même qu'une manifestation était prévue. À la librairie L'Artefact, Anthony partage ce sentiment de tranquillité. Pour ces commerçants, les deux précédentes journées de mobilisation, qui se sont déroulées sans débordement, ne donnent pas de raison particulière de s'alarmer.
Anne-Marie Cal, responsable de la bijouterie Jouffrey, près de la préfecture, reconnaît avoir été inquiète lors du premier rassemblement. Elle retient néanmoins la présence des forces de l'ordre, qui a contribué à la rassurer.
Une activité commerciale perturbée
Les conséquences des manifestations se font toutefois sentir dans les commerces. Chez Denim Store, Léana Giacalone observe une diminution de la fréquentation, avec des après-midi particulièrement peu animés. Une situation qui finit par peser sur les résultats du magasin.
Les dégradations ne constituent donc pas la principale inquiétude des professionnels rencontrés. Pour certains, le risque est surtout de voir les clients éviter le centre-ville pendant les rassemblements.
Jusqu'à présent, Marionnaud est le seul commerce mentionné à avoir protégé ses vitrines. Cette décision avait été prise dans le cadre de consignes nationales. L'équipe du magasin n'a pas souhaité préciser si de nouvelles mesures seraient appliquées pour cette journée.
Aucun rassemblement officiellement déclaré à la préfecture
La préfecture des Hautes-Alpes indique qu'aucune manifestation n'a été déclarée pour le week-end du 31 octobre. Elle ne prévoit donc pas d'arrêté d'interdiction visant un rassemblement dans le centre-ville de Gap, contrairement à la semaine précédente.
Le 24 octobre, une interdiction préfectorale de manifester dans le cœur de la ville avait en effet été prise, avant d'être suspendue par le tribunal administratif de Marseille.
Les forces de l'ordre resteront néanmoins mobilisées. Leur dispositif doit privilégier la mobilité et permettre une intervention rapide si des violences surviennent. La préfecture a également annoncé l'interdiction de l'acquisition, du port et du transport d'engins pyrotechniques, d'armes par destination et de dispositifs destinés à dissimuler le visage.
Pour les commerçants gapençais, l'enjeu de cette nouvelle journée sera donc surtout de maintenir leur activité malgré les perturbations éventuelles.







