Les futurs sites olympiques de Briançon serviront aussi de terrain d'expérimentation pour de nouvelles technologies environnementales.
La Société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo) Alpes 2030 a présenté ce mardi les quatre premières innovations retenues pour bénéficier d'un financement dans le cadre des aménagements liés aux Jeux d'hiver.
Au total, 694 000 euros d'aides sont attribués à quatre projets portés par des entreprises françaises, avec l'objectif de réduire l'impact environnemental des futurs équipements olympiques.
Deux sites briançonnais sont concernés : le fort des Têtes, appelé à accueillir un village olympique, et l'ancienne usine de la Schappe, qui doit faire l'objet d'une réhabilitation.
Au fort des Têtes, les eaux des douches pourront être réutilisées
Sur le site du futur village olympique, l'opérateur immobilier Linkcity, filiale de Bouygues Construction, va intégrer deux solutions innovantes.
La première, baptisée Aquapod, est développée par Odalie, une filiale du groupe Saur. Son principe consiste à récupérer les eaux des douches, à les traiter puis à les réutiliser pour alimenter les sanitaires.
Cette technologie repose sur des modules installés dans des conteneurs, qui pourront être démontés et réemployés après les Jeux olympiques.
La Solideo lui accorde une aide de 364 000 euros, soit plus de la moitié de l'enveloppe annoncée.
La seconde innovation concerne la gestion des déchets de chantier. Développée par la start-up française Akanthas, elle utilise l'intelligence artificielle, des capteurs et des systèmes de reconnaissance visuelle pour améliorer le tri.
Le dispositif doit notamment permettre d'identifier les erreurs, de suivre les bennes et de mieux tracer les déchets produits pendant les travaux. Une subvention de 60 000 euros lui est accordée.
Deux autres innovations pour l'ancienne usine de la Schappe
À quelques kilomètres de là, le projet de réhabilitation de l'usine de la Schappe, porté par Icade, filiale de la Caisse des dépôts, accueillera également deux dispositifs.
Le premier, Aquarecoveri, développé par Aquathea, permettra de collecter et de traiter les eaux grises afin de les réutiliser pour les chasses d'eau, l'arrosage ou encore le nettoyage.
Cette installation bénéficie d'un financement de 200 000 euros.
Enfin, la solution Cactile doit permettre de récupérer et de stocker les eaux pluviales grâce à un dispositif intégré directement aux bâtiments.
Sa particularité : combiner cette fonction de stockage avec des éléments architecturaux servant de garde-corps ou de brise-vue, sans nécessiter de surface supplémentaire au sol.
La Solideo consacre 70 000 euros à cette dernière innovation.
À travers ces quatre projets, les organisateurs des Jeux Alpes 2030 entendent faire des chantiers olympiques de Briançon un levier d'expérimentation pour des solutions susceptibles d'être réutilisées au-delà de l'événement sportif.







