La défense des services publics a constitué l’un des principaux points de convergence de la mobilisation organisée à Briançon, jeudi 5 novembre. Les manifestants ont notamment alerté sur les difficultés rencontrées dans les secteurs de l’éducation et de la santé, tout en élargissant leurs revendications aux questions sociales et économiques.
Présente dans le cortège, une ergothérapeute travaillant à Rhône Azur a notamment évoqué les difficultés auxquelles elle est confrontée dans son métier : une charge de patients importante et un manque de postes. Elle a également insisté sur la nécessité de renforcer les moyens consacrés aux services publics.
Les revendications des jeunes soutenues malgré leur faible présence
Les conditions d’études et les moyens accordés aux lycéens et aux étudiants ont également occupé une place importante dans les prises de parole. Une représentante de la Fédération syndicale unitaire (FSU) a rappelé le soutien des manifestants aux revendications portées par les jeunes, alors que ces derniers étaient peu nombreux dans le rassemblement briançonnais.
La mobilisation a aussi été l’occasion de mettre en avant d’autres préoccupations locales. Le coût de la vie, la situation des travailleurs saisonniers et les conséquences des Jeux olympiques d’hiver dans le Briançonnais figuraient parmi les sujets abordés.
Des représentants syndicaux, notamment de la CGT et de Force ouvrière, avaient répondu présents. Des élus de Briançon territoire vivant ainsi que des membres du Comité d’alerte sur l’organisation des Jeux olympiques participaient également au rassemblement.
Un appel adressé au maire de Briançon
La manifestation a aussi pris une dimension politique locale. Depuis l’esplanade Alain-Bayrou, un participant a publiquement interpellé le maire Arnaud Murgia, l’invitant à venir échanger avec les manifestants. L'élu ne s'est finalement pas présenté. Des slogans à son encontre ont ensuite accompagné le cortège jusqu'à la gare.
Après la dispersion du rassemblement principal, une partie des participants a choisi de poursuivre la mobilisation. Un second cortège, composé d'un peu moins d'une centaine de personnes, a traversé plusieurs secteurs de la ville avant de rejoindre le Champ de Mars. Les forces de police nationale et municipale ont assuré la régulation de la circulation.
La préfecture a comptabilisé 600 manifestants pour la mobilisation principale, tandis que les organisations syndicales en ont dénombré 500, selon les informations publiées par Le Dauphiné Libéré. Aucun débordement, dégradation ou interpellation n'a été signalé.







