Le Quattro de Gap a rassemblé près de 2 000 candidats en seulement quatre heures, jeudi 5 novembre. Pour cette nouvelle édition de la Grande mobilisation pour l’emploi, organisée par la Ville de Gap et France Travail, une centaine d'employeurs avaient répondu présent avec plus de 300 offres à pourvoir.
L'événement, organisé de 9 heures à 13 heures, réunissait des entreprises de secteurs variés : restauration, commerce, bâtiment, santé, aide à la personne ou encore nettoyage. Des organismes de formation et des structures d'accompagnement complétaient également le dispositif.
L'un des intérêts de cette rencontre est de permettre aux candidats de se présenter autrement que par une candidature classique. Les échanges directs donnent notamment la possibilité d'expliquer un parcours professionnel ou de défendre une expérience qui ne ressortirait pas forcément à la lecture d'un CV. Un avantage également pour les recruteurs, qui peuvent rencontrer plusieurs profils au cours de la matinée.
Comme le rapporte Le Dauphiné Libéré, Marie-Christine Brun, directrice de l'agence France Travail de Gap, constate que les entreprises reviennent d'une année sur l'autre et parviennent à rencontrer des candidats grâce à ce rendez-vous. L'ambition de l'organisateur ne se limite toutefois pas à l'embauche : les visiteurs peuvent aussi être orientés vers une formation ou un accompagnement adapté à leur situation.
Des candidats confrontés à des contraintes différentes
La fréquentation importante a néanmoins eu quelques inconvénients. Sylvia, 38 ans, venue découvrir de nouvelles entreprises, connaissait déjà une bonne partie des offres disponibles. Elle souhaitait surtout profiter de l'occasion pour se présenter directement aux employeurs. Mais face au nombre de visiteurs, les discussions n'étaient pas toujours faciles à engager.
D'autres candidats doivent composer avec des contraintes plus personnelles. À 21 ans, Justine recherche son premier emploi et doit notamment tenir compte de la distance entre son domicile et son futur lieu de travail. Le coût des déplacements en voiture l'incite à privilégier les postes situés dans le secteur de Gap.
La question de la participation s'est également posée pour certains visiteurs. Marc, 51 ans, explique avoir ressenti le courrier reçu comme une invitation contraignante, même si sa présence n'était pas obligatoire.
Ces différents témoignages, recueillis par Le Dauphiné Libéré, illustrent les réalités auxquelles sont confrontés les demandeurs d'emploi. Si la Grande mobilisation permet de rapprocher candidats et employeurs, la rencontre ne suffit pas toujours à lever les obstacles à l'embauche : mobilité, conditions d'accès aux postes ou encore adéquation entre les profils et les besoins des entreprises restent des enjeux importants.







